02/10/2011

Bravinthemix au Carmen le 5/10

carmen.jpg

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07/09/2011

Sonicvisions : 25-26 novembre 2011 @ Rockhal (Esch)

featurig Yuksek, Metronomy and many more!

sonicvisions.jpg

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05/09/2011

PeachR : Hello, My Name Is The Knightclubber

Ecumant les soirées mondaines comme les pires fêtes underground, le Knightclubber, membre agile du Luxuriant DJ crew, post-reportise la nuit et distille ses pépites sonores aux plus éclairés des hipsters et autres punks à chien. Hip-hop, new-wave, punk, electro, rap, la playlist du Knightclubber ressemble à s'y méprendre au sommaire de Luxuriant, le meilleur magazine luxembourgeois.

14:49 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

12/05/2011

Axel Le Baron et Kurbatov EP

Axel Le Baron & Kurbatov Ep by DARLING RECORDS

Here's some news from the label . the new release is Out today on Beatport and all good digital places Label founders teamed up to bring you a 3 tracks fully loaded of vintage synths, great beats and fresh vocals that will be stucked in your head.

This release introduce a new sound for Darling Records, house music pop flavoured without breaking with label roots. Each song has been remixed by top notch producers such as Play Paul , Big Dope P and Romain Tranchart from Modjo for 3 different approaches more dancefloor-friendly but still remain true to original songs spirit. Great feedbacks received with support from such lovely Dj's/Producer like Armand Van Helden, Alex Gopher, Don Rimini, His Majesty André, Chrissy Murderbot, Bag Raiders, Franki Chan ( Iheartcomix ) and The Henchmen to named just few.

Thank You All

Here's the link to buy the release:

www.beatport.com www.itunes.apple.com

Here's the link to listen the release: www.soundcloud.com

Contacts : Press : press@darling-records.com General inquiries / Booking : info@darling-records.com

Recent releases , still fresh : "First Releases" including Dj Sneak, Axel Le Baron, Kurbatov and Rico The Wizard "Rock & Dolls"Ep by Axel Le Baron + a remix by Kurbatov Darling Records 2011, Paris France www.darling-records.com

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06/05/2011

Mes muses s'amusent Party!

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MES MUSES S'AMUSENT PARTY w/ LeAm ( Le Baron-TDA Paris )

samedi 21 mai, 23:30 - 22 mai, 07:00
Live Club
10, avenue Paul LANGEVIN
Saint-Julien-lès-Metz, France
▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ LINE UP ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬

LeAm ● (Le Baron / TDA)
http://soundcloud.com/leam
http://www.tetedaffiche.fr/leam
...http://www.myspace.com/itsleam

Dj, remixer, et créateur des albums-mixs-concept « Your Fucking Melting Pote » qui lui ont apporté le titre de « French Genius » par le média musical américain Iheartcomix, LeAm, fanatique de musique et de l’effet qu’elle peut procurer sur le public, s’attache à des sets aussi éclectique qu’extatique.
Ses disques ont navigué à travers Paris (notamment en résident au Baron), New York, Calvi, Miami, Angleterre, St-Tropez, Singapour, Avoriaz, Belgique, Monaco…
Ainsi que pour des évènements tel que les fêtes de films du Festival de Cannes, une immense garden party à Battersea park – Londres, pour Bastille day, ou encore pour Nike, Jalouse magazine, Sandro, Audi, Claudie Pierlot, Purple Magazine, Surface 2 Air, Maje, L’Officiel, Le Coq Sportif, Alfa Romeo, Colette…
Sur sa route, il croise et joue aux côtés d’artistes tel Grace Jones, N.E.R.D., Gossip, The XX, et reçoit le soutien de Just Jack, Spank Rock…
Un mélange de lieux, de gens, de genre, qui se lient à sa devise : L’éclectisme est de rigueur.

Dj PEPELZ ● (White Luxembourg / The Box Club Lausanne)
http://www.myspace.com/djpepelz

Blorgasme Dj Crew ● ( Brav in the mix - Isaac D'augny - Fußfessel )
http://www.bravinthemix.com/
http://blogbustier.blogspot.com/

████████████████████████████████████████████

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬
NOS PARTENAIRES :
▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬
Chez Except: https://www.facebook.com/3dx-chez-Except-à-M...
LUXURIANT: http://www.luxuriant.lu/
L'AGENCE IS AMAZING: http://www.lagenceisamazing.com/
MSNG: http://www.msng.fr/
TETE D'AFFICHE: http://www.tetedaffiche.fr/

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ INFO ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬

Entrée Free Hugs

 

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07/04/2011

NEWS!!!

belt-buckle-flask_B4lMW_6648.jpg

 

ATTENTION!!!

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27/03/2011

Minimix 48 - recorded @ Melusina

yuksek, minimix, melusina

Minimix de warm-up pour la soirée de Yuksek @ Melusina (Luxembourg)

Playlist

1) Big Dope P - Kazfara Juke (Demon remix)
2) Carte Blanche - Gare du Nord
3) Dfine - Dust (Olibusta remix)
4) SOnicC - Stickin
5) SebastiAn- Threnody (Capt and Cooked remix)
6) Sepultura - Bloody Roots (Pro7 remix)
7) Proxy - Decoy
8) Daft Punk - Rollin and Scratchin
9) Tiga - What you need (Proxy remix)
10) Tony Senghore - If you came here (party)
11) Vandroid - Master and Slave (Yuksek remix)
12) Artefact - MAE

Telecharger ici!

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25/03/2011

Interview Yuksek

  yuksek, luxembourg

Pierre-Alexandre BUSSON aka Yuksek, artiste à l’allure de caméléon, est en perpétuel mouvement entre Reims et le reste du monde, distillant ses pépites électro pour le plaisir de ses fans. Il vient à peine de produite l’album du groupe rock « The Bewitched Hands» qu’il fignole déjà les détails de son second album annoncé pour le printemps. Ce samedi 26 mars, l’artiste-producteur nous rendre visite au Mélusina pour un set juste explosif !

 Tu es plutôt festival ou club ? le live ou dj set?

Je dois bien admettre que je ne fais pas la fine bouche si je peux jouer devant plus de 10000 personnes comme aux Eurockéennes. Mais je ne boude pas non plus le plaisir de venir jouer au Luxembourg. Ca a un petit côté magique pour moi…

 Tu as explosé en 2010 avec une tournée mondiale, le succès de l’album«Away from the sea», tu as également signé une production pour Birdy Nam Nam...

C’était une belle année c’est sûr ! L’album a bien marché tout comme celui de Birdy Nam Nam. Je suis également content du succès de mon pote Brodinsky. 2010 a vraiment été une année chouette !

 En parlant de collaboration on a vu récemment un projet sous l’identité «The Krays» avec ton ami Louis Brodinski justement, un album suivra?

Non, je ne pense pas. Nous étions tous les deux en studio donc on a fait une production. J’ai l’habitude de faire de la musique pour lui et on s’est dit « pourquoi pas produire un morceau et le signer à deux ? ». Si un jour le temps nous le permet, j’aimerai faire une tournée sur ce concept. Mais pas un album...

 Brodinski, The shoes, The Bewitched Hands… Reims devient The place to be en matière de musique, c’est un joli buzz pour votre ville, non?

Oui exact il y a Art Nouveau aussi, et les Bewitched en effet que je produis. C’est assez sympa pour nous tous car ça crée une véritable émulation...

 Pourquoi ne pas avoir lancé ton label comme Pédro Winter (Edbanger Records) ou Gildas Loec (Kitsuné)?

J’y pense quand même assez souvent en ce moment… L’idée serait de sortir  des trucs un peu spéciaux mais pas forcément des choses à nous...

 Est- ce difficile d’être associé à la scène électro et ses influences?

Franchement, en ce moment, j’écoute de moins en moins d’électro. J’aime bien « Aeroplane », je trouve assez fort ce qu’il font. Dans l’electro pure et dure, des trucs dansants, peu de choses m’influence dans les sorties actuelles...

 Quand tu donnes un titre inédit pour la Compilation Maison Kitsuné, c’est un titre qui ne pouvait pas figurer sur ton album?

C’est un morceau que j’avais fait juste après l’album et dont je ne savais que faire. Gildas et moi n’avions pas forcément envie de sortir un nouveau maxi avec des remix car ça relance une histoire et ce n'était pas l’idée. Ce morceau correspondait à la fin de vie de l’album précédent. C’était dans le bon timing de le sortir sur une compilation.

 Où en es-tu du nouvel album?

Si tout se passe bien, il sortira pour la fin du printemps 201. Ce sera plus de la pop musique qu’un album qui tabasse...

 Comment tu te positionnes par rapport aux remix ?

Les remix, c’est une stratégie des labels, ils me prennent lorsqu’ils veulent que ça sonne dur. Ils vont choisir Nicolas Jaar s’ils souhaitent que ça sonne plus minimal. C’est une chose très bien calibrée.Me concernant, je viens de finir un remix pour une Danoise « Oh-land », qui est canon d’ailleurs (rires). Le label s'attendait à un truc qui tabasse et là,comme j’ai bien aimé la voix, je me suis fait un peu violence et j’ai beaucoup bossé dessus pour faire un morceau assez calme assez pop. J’ai rejoué des basses, des batteries… Quand le label l’a reçu, leur première réaction a été : «Bizarre, c’est pas trop ce que l’on attendait». Au final, le boss de Epic Us a adoré, préférant mon remix à l’original !

 Et tu peux nous parler du remix pour Booba?

Et bien c’est assez marrant, parce que ça n’est pas trop mon univers. Le rap pour moi s’était arrêté à mes 16 ans avec « NWA » . Je suis passé complètement à côté du rap français. Booba a adoré le remix et il m’a appelé après pour me dire qu’il était content. Sur la toile, Booba s’est fait pas mal allumé à cause du remix car beaucoup le critiquait d’avoir accepté un remix « House ». C’était plutôt drôle...

 Un gossip sur les artistes de Reims ?

Louis Brodinsky a un problème avec sa sexualité, il y a du avoir un truc à son enfance. En plus, c’est devenu un ours il a des poils qui ont poussé de partout. C’est un peu l’enfant des bois élevé par des mecs de Mc Donald.

 Content de venir au Luxembourg ?

C’est étonnant que je ne sois encore jamais venu au Luxembourg, mais ça va être terrible, je suis impatient, et en y réfléchissant bien le set sera très pertinent avec plein d'inédit pourquoi pas du nouvel album.

Interview réalisée par Dixa de L'agence is Amazing!

10:23 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : yuksek, interview, melusina, luxembourg | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

23/03/2011

YUKSEK @ MELUSINA (LUXEMBOURG, LU) - 26/03/11

yuksek, luxembourg

YUKSEK (dj set) ● (Savoir Faire / Sound Of Barclay)
http://www.awayfromthesea.com/
http://www.myspace.com/yuksek
...
En 2009 son premier album sous le nom de Yuksek et produit par le label Savoir Faire est signé chez Barclay, fameux label d’Universal, décidé à sortir cet album dans l’ensemble de ses territoires.
Serti d’hymnes intitulés « Tonight », « Extraball » ou « I Like To Play », Yuksek s’entend à marier sur son premier album hook pop et efficacité dansante, riffs postpunk et ondes acides.
« Away from the sea » rencontre un véritable succès en France et partout dans le monde.
Ses musiques sont d’ailleurs sélectionnées pour habiller différentes campagnes publicitaires pour Canal +, Lacoste, Airness et dernièrement Peugeot ; mais également des films tel que Transporteur 2.
Comme si il lui en fallait plus, la radio française Le Mouv lui a demandé récemment d’être le compositeur qui aura la lourde charge de créer son nouvel habillage sonore pour la rentrée 2010.

Son talent de producteur et d’arrangeur amène également Yuksek à produire des albums pour les autres tel que celui de Birdy Nam Nam « Manual for Successful Rioting » qui remporte la victoire de la musique du meilleur album électronique en 2010 ou celui Bewitched Hands à sortir très prochainement.
Sa notoriété grandissante lui a permis d’être aussi sollicité par les plus grands artistes internationaux pour qu’il revisite leur tube au travers de remix dédiés au dancefloor. Parmi ces artistes on retrouve Mika, Lady Gaga, Gorillaz, The Gossip, Phoenix, Prodigy et bien d’autres…

Mais c’est sur scène que Yuksek est parti à la conquête du monde. Ses lives fiévreux, où il balance souplement sa silhouette longiligne de son synthé vintage à sa console d’effet, mettent littéralement K.O. les spectateurs, des clubs aux festivals.
Il a réalisé en 2009 plus d’une centaine de dates en France, en Europe mais également au Japon, aux Etats-Unis et en Australie où il a été invité sur les plus prestigieux festivals.
En France après deux tournées en France soldout (La Cigale, Alhambra, Aéronef, Bataclan….) et des festivals tels que : les Transmusicales de Rennes, le Printemps de Bourges ou les Eurockéennes il a été invité à des performances exceptionnelles dans des lieux qui le sont tout autant tels que la pyramide du Louvre, le Musée de l’homme, Le Palais de Tokyo…

C’est d’ailleurs sur une dernière tournée de 17 dates qu’il clôture l’aventure « Away from the sea ».
Son nouvel album est attendu avec impatience pour le printemps 2011.

Entrée 12 € / Free Hugs

Melusina

145, Rue de la Tour Jacob
LUXEMBOURG

13:36 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : yuksek, luxembourg, melusina | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

17/03/2011

Interview Jess&Crabbe - Micro-Clubbing II - Am Puff - 18 mars 2011

Interview de Jess&Crabbe - L'Essentiel - Jeudi 17 mars 2011

Retrouvez l'article ici!

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Interview

Pourquoi ce pseudo de Jess&Crabbe ?

>parce que Dolce & Gabbana c'était déjà pris

Votre dernière prod remonte à plusieurs années. Vous avez revendu votre matos ?

>non. on est juste des grosses feignasses.

Y a une chance de vous voir sortir un remix ou une production sous peu ?

>on est jamais sur de rien, car on est des grosses feignasses justement...

Vous êtes très présents en tant que dj, postant régulièrement vos fameuses mixtapes. Plus trippant d’être dj que producteur ?

>non pas vraiment, c'est des périodes.

Vos productions comme vos djsets alternent énormément de style avec dernièrement beaucoup de sons tropicaux. L’Afrique est une influence forte ?

>oui incontestablement l'Afrique est une grande influence pour nous.

Vous venez du punk ? du rap ? Dans vos premières mixtapes, on pouvait entendre alterner des hits hiphop comme du punk français à la Lili Drop ou Artefact. Cette scène punk française vous a beaucoup influencés ?

>on a pas de barrière. le punk en général nous touche assez, français ou pas.

Comment se préparent vos mixtapes ?

>à l'étuvée ou au vin, c'est selon...

Vous aviez lancé les soirées Hometown au Rex Club avec la crème de la House mondiale. Une anecdote ?

>Stardust - Music sounds better with you en live unique avant le BIG buzz. il y a avait une centaine de personnes...

On vous porte une rumeur sur des vacances en camping avec les Daft à Ibiza. Info ou intox ?

>Jess: oui c'est vrai, c'était avant Daft Punk. On était des potes de lycée.

Pourquoi avoir signé sur Fiat Lux à l’époque et pas sur Crydamoure ou Roulé ?

>parce qu'ils n'étaient pas intéressés.

Vu la grande mixité de vos influences musicales, pourquoi ne pas lancer votre propre label ?

> on a des projets qui vont dans ce sens / Crabbe co-dirige B.Yrslf Division avec Daryl.

Votre actualité à court terme c’est une compilation kuduro pour Mental Groove ?

>oui elle s'appelle Bazzerk: 27 titres de dance digitale africaine, principalement du kuduro en effet. ça sortira en avril/mai.

De quelle production êtes-vous le plus fier ?

>mmmh difficile de répondre à ça. Disons qu'il y a des morceaux qu'on assume bien: Council, F9' Riot squad, Hell&Back, Big Booya....et d'autres moins.

Est-ce que personnellement la fin de la french touch 1.0 a été difficile à vivre ?

>c'est les gens qui nous associent à cette vague; mais on a jamais vraiment eu le sentiment d'en faire partie. donc non.

Pas eu l’envie de surfer sur la vague Justice/Ed Banger pour vous remettre à la production ?

>on est pas très branchés sport de glisse.

Si vous deviez produire un artiste, lequel choisiriez-vous ?

>nous déjà... ce serait pas mal.

Il y a une résurgence d’une scène guetto-house avec des producteurs comme Big Dope P sur Paris. Vous vous inscrivez dedans ?

>on a embrassé ce style dans les 90s et on a continué à suivre ses acteurs et ses évolutions depuis.

Votre meilleur souvenir de club ?

>le Rex époque Hometown peut-être?

Est-ce qu’on vous sollicite pour des remixes ?

>oui ça arrive mais comme on est des grosses feignasses...

Vous lancez les soirées Bazzerk au Social Club, vous pouvez nous expliquer le concept ?

>il n'y a pas de concept précis. on essaye avant tout de mettre des djs de qualité en avant.

Crabbe> Tu es très connu en tant que graphiste où en es-tu de cette activité ?

>je fais toujours du logo, du web, quelques artworks.

Jess> Une actu sur 10LEC6 ?

>bientôt un nouveau maxi!

Le Luxembourg ça vous évoque quoi ?

> évasion fiscale, cdr pas chers...

De quels artistes français êtes-vous proches ?

>Sound Pellegrino, DJ Hilti, Club Cheval, EdBanger...

 Microclubbing2final.jpg

 

10:40 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jess and crabbe, l'essentiel, micro-clubbing | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

05/03/2011

Minimix 47 on the beach

 

DSC04358.JPG

PLAYLIST

 

1) Teddy Pendergrass - you can't hide from yourself
2) Chris Rea - Love on the beach (Todd Terje remix)
3) Rico the wizzard - Spell of love
4) For the Floorz - Time Limited
5) Atmospher - Dancing in outer space (MAW dubbed in space version 2)
6) Kenlou - What a sensation
7) At Jazz - Joystick
8) Moodyman - The third track
9) Sex-o-sonique - I thought it was you
10) Vyle - Everything all back

MINIMIX 47 - DOWNLOAD

17:55 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

21/02/2011

Micro-clubbing 2 : Jess & Crabbe @ Am Puff - 18/03/2011

Jess & Crabbe seront les guests de la soirée Micro-clubbing le 18 mars au Am Puff, Luxembourg.

Line-up:

Isaac d'Augny

Mykro Syon

The Gameboys

Luxuriant DJ Crew (Keta/Bravinthemix)

Free Entrance - start 7 pm

Microclubbing2final.jpg

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16/12/2010

Interview de Jamaica pour Luxuriant

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1)      Quelle est l’histoire de Jamaica ?

Poney Poney s’est formé à trois et Sam notre batteur a décidé de nous quitter en septembre 2008. Cela correspondait au moment où Xavier de Rosnay était enfin libre pour produire notre album avec l’aide de Peter Franco.Une fois l’album enregistré, nous sommes partis en tournée ! 

2)      Comment s’est déroulée la genèse de l’album ?

A l’origine, nous avions écrit beaucoup de chanson avant de rentrer en studio afin de choisir les 11 ou 12 morceaux que nous allions produire. Peter et Xavier ont activement participé au choix des morceaux. Et ils nous ont beaucoup poussés à écrire de meilleurs textes et à devenir de meilleurs musiciens.

 3)      Pourquoi Xavier de Rosnay ? Pour le buzz autour de Justice ?

Totalement ! C’était uniquement un plan marketing car Xavier de Rosnay n’a aucun talent J ! Notre amitié précède Justice et il a toujours collaboré à la production de mes morceaux précédents. Il comprend très bien notre musique.

 4)      Pourquoi ce nom ?

Changer de patronyme était nécessaire et nous souhaitions trouver un nom qui finisse en A, comme Madonna ou Nirvana qui se retiennent bien J ! Faire une référence à un pays de musique nous semblait important. Mais ça n’a pas de rapport avec ce qui se fume là-bas !

 

5)      La comparaison avec Phoenix est permanente. Pas trop fatiguant ?

Il faut savoir que nous sommes sur le même label sur les conseils de Phoenix qui partageait le même studio que nous ! Musicalement, je pense qu’il ya de grandes différences. Phoenix a 4 albums derrière lui et a dévellopé un discours beaucoup plus complet. De notre côté on est plus rock et peut-être un peu moins fin d’un point de vue des parole par exemple. Etre comparé avec un très grand groupe c’est un super compliment mais peut-être que eux trouve ça bizarre d’être en permanence cité dans nos articles.

 

6)      Vous avez été clippé par So Me.

Ben c’est un très bon pote. Il est également le colloque de Gaspard et Xavier de Justice. On a de la chance d’être entourés de gens doués et parfois connus et on aime travailler en famille. Ce n’est pas un calcul en tout cas. Même si ca offre un coup de projecteur supplémentaire. On garde un contrôle artistique total sur ce qu’on fait.

 

7)      As-tu le sentiment d’être sorti de l’underground maintenant que tu passes à la radio.

Je ne me rends pas compte qu’on passe à la radio. A l’étranger on tourne encore dans des petites salles. Mais il y a un effet « album » car des magazines s’intéressent à nous. On voit l’évolution du public. Il connaît nos chansons et c’est très agréable. C’est surprenant car ça me fait bcp d’effet ! Une gamine de 15ans qui chantait les paroles d’un morceau hyper important pour moi ca me grise !

 

8)      Le public doit faire quoi pour vous rendre heureux ?

On a eu à un concert une horde de gamins complètement fous qui se jetaient les uns contre les autres dès le 1er morceau et ça c’est super agréable à provoquer. Hélas il y avait plein de petites demoiselles toutes frêles qui se sont faites grave bousculer. Mais c’est resté bon enfant.

 

9)      Tu n’as pas la tentation de la groupie ?

Ben pour être franc, on est en couple avec Flo !J On est maqué et on a un public assez bon enfant, assez kids ! On a donc pas de filles qui lèvent leur tee-shirt pendant nos concerts ! Je crois que j’aurais une crise cardiaque le jour où ça arrivera !

 

10)  Y a pas un risque de péter un plomb en tournée ?

On accuse le coup physiquement. Là je fume trop. On a le cerveau qui rétrécit à cause des voyages. En plus tous les 2 ou 3 concerts, on essaie de faire un peu la fête même si on se restreint car  on a beaucoup de travail à faire les jours de concert comme regarder des Mad Men J ! Je plaisante mais on s’est vraiment professionnaliser avec une équipe qui tourne avec nous, on debriefe les concerts. On respecte bien les horaires des balances, c’est nouveau pour nous ! Mais c’est un aboutissement pour nous car c’est en tournée que tout se joue. C’est agréable de jouer l’album sur scène et de montrer ce qu’est vraiment le groupe !

 

11)  Vous êtes riches ?

Malheureusement non mais on est arrivé à un point où on va pouvoir commencer à vivre de notre musique c’est comme un accomplissement. Et ce grâce aux concerts, je n’ai pas d’idée des ventes de l’album. Et puis on est en 2010. La pub nous a permis également de payer trois mois de loyer avec une pub pas mal foutu ! De plus la pub nous a permis d’ouvrir de nous ouvrir au marché américain. Même si j’aurais préféré qu’ils nous filent une caisse , j’ai volontiers accepté leur chèque !

 

12)  Vous faites beaucoup de remix.

C’est une activité annexe vécue comme une récréation ! Mais on a moins le temps en ce moment. 50% des demandes viennent des potes et c’est amusant de plonger les mains dans leurs matériaux musicaux ! J’en fais d’ailleurs un pour Play Paul sur son prochain Ryskee. C’était un échange car les Buffalo Bunch nous ont remixés !Mais on a moins le temps d’en faire.

 

13)  Et les dj set ?

On en faisait pas mal lorsque le live n’était pas encore prêt. C’est surtout Flo qui excelle dans l’exercice mais je prends de plus en plus de plaisir. Je suis assez fier de mes mixes certains soirs. Mais c’est un autre métier. La technologie des platines CDs rendent les choses très agréables et c’est très excitant. Je mixe pas mal de rock car c’est très compliqué à mixer et on aime que les morceaux se mélangent. On joue des réedits de disco et des trucs des années 90. Les très bons djs rocks sont très forts et sont très rares !

15:06 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

04/12/2010

Artefact - Massacre à l'Electrode

Comment un groupe dont Maurice G. Dantec était membre a jeté les bases de l'electro à la française!

 

artefact-290x300.jpg

 

Le texte qui suit raconte l'histoire du groupe, il est l'oeuvre de Riton et il est téléchargeable sur le site du groupe : http://artefact.band.free.fr/
Artefact, une tentative de reconstruction mémorielle.
Par Eric ‘Riton’ Vennettilli.
Montréal, décembre 2005.
Avertissement :
Ce texte représente la vision personnelle de l’auteur sur l’histoire du groupe Artefact, de sa genèse, de sa disparition et de ses conséquences.
Il n’est pas à l’abri d’erreurs de dates, d’oublis ou de confusions. Il ne cherche pas à être objectif, mais authentique. Maurice
Dantec n’a pas donné suite à ma proposition de collaborer à sa rédaction.
Jean-Bernard
‘Poulpe’ Pouy dit JB
Tonino ‘polard’
Benacquista
Eric ‘Riton’ Maurice ‘G’ Dantec
Vennettilli
William Burroughs J. G. Ballard
Mon nom est Eric Vennettilli, alias ‘Riton’ V., alias Dynamo, né
le 23 janvier 1959 sous le signe du Verseau, élevé à Villejuif,
ville-dortoir de la banlieue parisienne.
Septembre 1975, première rencontre avec Maurice ‘G’
Dantec au foyer culturel du Lycée Romain Rolland d’Ivry-surseine.
Une sorte de salle de perm’ informelle, née des expérimentations
soixante-huitardes, animée par Jean-Bernard
‘Poulpe’ Pouy, grand’frère qui nous initie (ainsi que notre
camarade Tonino Benacquista) à la littérature policière et SF,
aux théories artistico-politiques des Situationnistes ou au
cinéma de Chris Marker (la Jetée) et de George Lucas (THX
1138, American Graffiti).
Mes spectacles marquants : Led Zep et Deep Purple en 73,
Lou Reed à l’Olympia au moment de Rock’n Roll Animal,
‘Foutoir’, pièce de théatre de Marc Caro au festival d’Avignon,
‘Einstein on the Beach’, avec la musique de Philip Glass, le
concert de Nico et Tangerine Dream à la cathédrale de Reims
(un miracle), Kraftwerk au Ba-ta-clan pour la tournée
Autobahn. Au concert du groupe Hawkwind, je rencontre la
fille d’un musicien comtemporain, Paul Mefano, qui m’initiera à
Stockausen, Pierre Henry, Xenakis, Terry Riley et autres
papes des expérimentations concrètes ou répétitives.
Dantec (cheveux longs, tee-shirt Blue Oyster Cult) est un fan
de Heavy Metal et des New York Dolls, moi-même de Lou
Reed et Roxy Music. Nous partageons notre passion musicale
pour les Stooges, Bowie, Kraftwerk ou les Ramones, et littéraire
pour Burroughs (Les Garçons Sauvages), Bukowsky,
Ballard (Crash!), Philip K. Dick (Ubik), Norman Spinrad (le
Chaos Final), et d’autres écrivains cyberpunk.
On se met à rêver de faire de la figuration dans le film de
Jodorowsy, DUNE. Mais, le projet du film ayant capoté, on
part en camionette dans le désert marocain pour l’été.
1976, on se branche sur un mouvement alors inconnu, le
punk. On lit les articles d’Yves Adrien, et de Patrick Eudeline,
que nous rencontrons avec les musiciens de Métal Urbain,
lors du colloque de Burroughs et Gysin au centre Beaubourg,
qui se termine en émeute.
Cette année se passera principalement à sécher les cours
pour parler politique, rock et littérature au troquet St
Christophe, fumer des joints dans les chiottes et faire des
batailles de farine sur les pelouses du lycée. Je lance un projet
de spectacle, ‘Sabotage’, sorte de happening de théatre
rock qui ne verra jamais le jour. Suis viré de Romain Rolland
et me retrouve à 300 m, à Jean Macé.
On se balade alors dans une vieille caisse des années 50,
une Simca Ariane 4 bleu ciel. Après avoir vu Taxi Driver, notre
futur bassiste Marc L’Azou devient pompiste de nuit à la station
de la place d’Italie. On habite le quartier de Tolbiac, et on
se fait ratonner par les ‘bananes’ (les teddy-boys de la porte
de Choisy) qui cassent du pt’it punk à la batte de baseball.
Avec ma mèche peroxydée, veste de la RATP et pulls
troués, je suis le premier (et seul exemplaire) punk du
lycée. Au ciné-club, on prête des caméras super-8 et de
la bobine. Vingt ans avant le ‘scandale’ Cronenberg, je
décide de tourner un film inspiré de Crash!, et embauche
Dantec dans le role de Vaughan, le neuro-chirurgien
fou. Pendant des semaines, on va hanter les casses
de la nationale 7, les garages, les échangeurs d’autoroutes.
Je filme des chats écrasés, Mo se masturbant
sur le cuir d’une Citroen SM de 73, Marc vomissant
dans la carcasse d’une Chambord. Nous passons nos
nuits dans un bar à bière de l’ile St Louis, au TapeCul,
ou viennent nous rejoindre Jacno et ses Stinky Toys.
Marc sort avec une strip-teaseuse de Pigalle, et on va
la chercher à la fin de sa tournée, au Tamaris ou au
Folie’s, armés de cuir noir et de lunettes Velvet. Vers 5
plombes du mat’, on croise souvent un Eudeline blafard
dans le seul resto de hamburgers de Paris, le Wimpy’s.
Mon film, avec sa bande-son originale des Stooges, de
Suicide et de Pere Ubu, scandalise un parterre de féministes
qui assoit définitivement ma réputation de martien
déjanté.
En 1977, le mouvement se radicalise. On est fascinés
par Baader et Mesrine. On rejoint la grande manif antinucléaire
de Creys-Malville au son des Sex Pistols,
après avoir envoyé un texte commun, ‘Comment garantir
le caractère violent de la Manifestation de Creys-
Malville’, qui sera publié par Libé. On écume les
concerts : Clash, Jam, Cherry Vanilla et Wayne County
au palais des Glaces, Iggy Pop à Pantin, Johnny
Thunder et les Heartbreakers, Dave Vanium & the
Damned. L’idée de fonder un groupe de punk rock ultraviolent
nous obsède, mon pote Marc et moi-même.
Fin novembre, le projet se concrétise. Maurice se
décide, et on se réunit dans la cave du pavillon de banlieue
de son père, à Nogent sur marne. Le groupe s’appelle
alors État d’Urgence. Quelques semaines après
sa formation, Jean Ternisien nous rejoint, et notre premier
concert a lieu dans l’amphi N de l’université de
Tolbiac, au milieu d’une manif. On joue nos quatre morceaux
cyberpunk (RAF Propaganda, Sans Contrôle,
Massacre à l’Électrode, Brigade Interférences), puis on
s’enfuit avec le matos pourri avant les charges de CRS.
Quelques temps plus tard, autre concert organisé dans
un squatt d’autonomes, se termine en baston généralisée.
Voici ce qu’en raconte Jean-Eric Perrin, alias Johnny
Gueule d’Amour, dans Rock’n folk :
Moi-même au concert des Damned
(in Punkitudes, Albin Michel 1978)
Concert de Clash, Jam, Wayne County et
Cherry Vanilla au Palais des Glaces
Dantec dans mon film adapté de Crash!
Affiche d’un de nos premiers concerts
Riton, Maurice et Marc à Tolbiac Jean et Mo à Tolbiac
Le Kawai de Mo
Ma collection de tickets de concerts de l’époque
Mo en répet à Nogent
En 1978, on commence à savoir jouer de nos instruments. Mo s’est acheté son
premier synthé, un Kawai monophonique à mémoire en carton (c’est des feuilles
trouées sur lesquelles on note le niveau des potentiomètres qui permettent
de ‘retrouver’ les sons). J’ai investi dans un synthé de percussion, que j’insère
dans un fût de produits chimiques toxiques sur scène. On garde le contact avec
le milieu parisien, notamment Yves Adrien, à qui on envoie des cassettes sous
le nom de Section Sonique Industrielle.
Sur nos platines, Suicide et Devo, les Talking Heads ou les Stranglers. L’Été
de la Haine punk est terminé, le mouvement s’est officiellement autodétruit,
pour laisser place à ce qui s’appellera New Wave, Cold Wave ou Indus.
L’esprit ‘commercial-arriviste’ des années 80 pointe son nez.

Mutation. Notre nom devient Artefact, vocable qui m’a été inspiré par
un livre de Dick. Sous la pression de Maurice, Marc (jugé trop faible
musicalement) est remplacé par Jean Paul Ruard, ancien chanteur du
groupe Warm Gun. Celui-ci apporte un swing funky et un potentiel
vocal plus étendu. Maurice invente le concept de hard-muzak, sorte de
disko conceptuelle destinée à opérer une déprogrammation neuronale.
Son slogan, ‘Une chimiotérapie à l’Usage de Tous’ est inspiré du
constructivisme et de Science & Vie. Notre logo représente un paquet
de lessive atomique, sous l’influence croisée de Debord et de Dick. La
cave de Nogent devient un laboratoire de chimères musicales, siège de
manipulations génétiques où Gene Vincent rejoint la NASA (Be-Bop-
A-Logic), Orwell le cha-cha-cha (Consommateurs), l’idéologie croise
la disco (Internationale Disko) ou la guerre électronique (Irradieur
Soviétique). James Brown se robotise (Sex Computer), le docteur
Frankenstein découvre le cyber-sadisme (Massacre à l’Électrode),
Freud rejoint la RAF (Sans Contrôle), et les terroristes détournent le
système médiatique global (Brigade Interférences).
De manière générale, les compositions étaient réalisées à partir d'improvisations
collectives, sur la traditionnelle base rythmique basse/batterie.
Puis, Maurice adaptait un texte qui collait à la couleur du morceau.
Le spectre très large d'inspiration reflétait à la fois les différences
de goût et celles de personnalité des membres du groupe. Jean passait
du disco bouffon au riffs heavy. Jean-paul pouvait incarner l'esprit du
rockabilly comme celui de la sensualité et du swing funk. Maurice affichait
clairement ses orientations cold et métal, avec un arrière-plan
folk celtique. Pour ma part, je me reconnaissais dans l'ensemble de ces
sensibilités, plus une prédisposition vers les rythmes africains. Claude
Arto, collaborateur plus ponctuel, était le maître bruitiste.
Chacun de nous avait une place dans le travail commun, en fonction de
son profil psychologique. Jean-paul était un compositeur naturel. Jean,
qui aimait se déguiser en caricature de vendeur de savonnettes, était
orienté vers le côté promo. Maurice, cérébral introverti, trifouillait ses
cicatrices pour en livrer le jus obsessionnel. La part qui m'était dévolue,
en tant qu'intuitif extraverti, consistait à transcender ces catégories,
et générer des catalyses. Dans le but de réaliser les futurs clips du
groupe, et après le tournage du film, j'étais en charge de l'image, prise
aussi dans son sens général, l'harmonisation des différents ingrédients
de notre 'recette'. Il m'arrivait le plus souvent de produire des idées les
plus surréalistes possibles, que je transmettais à Maurice pour les développer.
J'avais appelé mon film un 'reportage de fiction vécue', concept
popularisé 25 ans plus tard sous l'appellation d'autofiction. Le projet
musical d'Artefact était pour moi une transposition du travail de
Stanley Kubrick au cinéma : le détournement de genre, ce que j'appelle
l'échantillonnage conceptuel. De la même manière que le maître osait
mettre une valse sur une station spatiale dans 2001, j'aimais coller
l'image d'un robot avec celle d'Eddy Cochran à l'intérieur d'un morceau.
Mais aussi de juxtaposer plusieurs de ces collages, totalement
différents, à l'intérieur d'un même album. C'était relativement abstrait,
et donc un peu intellos, mais à mon avis pas trop péteux.
L'ironie était là pour désamorcer la lourdeur, sans sacrifier notre amour
pour l'objet d'expérience. Nous savions aussi que cette distance, cette
vision 'universaliste' de branchés chic de la culture pop pouvait coller
avec l'image que les étrangers ont de la France. La réussite des DJ's
français l'a amplement prouvé par la suite.
On cherche maintenant activement à signer dans une maison de disques,
grâce à Jurgen, notre nouveau manager Allemand, ancien amant
de Brigitte Bardot qui nous a décroché ce premier vrai concert, à la
Main Bleue de Montreuil. Cette énorme boite proto-techno, le plus
grand dance-floor d’Europe, est établi dans un sous-sol de supermarché.
C’est le fief des mondains des Halles comme Thierry Ardisson et
son magazine Façade, ou Serge Kruger, designer de mode, animateur
de radio et DJ de soirées africaines. Dans un light-show au laser, les
premiers jeux vidéo d’arcade (Pong) parsèment la salle et la vodkatonic
fluorescente font un décor parfait pour des fans de SF comme
nous.
Cagoulés comme des terroristes (clin d’oeil aux Residents), vétus de
combinaisons de travail blanches et de chaussures de sécurité industrielles,
le concert est un magma noisy car la fumée artificielle nous
aveugle, empêchant Maurice de programmer son synthé qui rend des
sons absolument incontrôlables. Après cette première expérience, notre
manager nous emmène dans un château franc-maçon, près de Troyes
pour nous coacher. Quelques semaines de répétitions intensives dans
une cave du 13ème siècle, avec jogging matinal pour polir notre futur
album. Mais, après des négociations avec CBS ou Barclay infructueuses,
Jurgen démissionne.
Riton & Mo en CyberTerroristes à la Main
Bleue (sept 78)
Nous passons alors nos soirées au Rose Bonbon, un petit club -récemment
ouvert sous l’Olympia- qui devient la mecque de la New Wave
française. Une dizaine de concerts en tout, avec projection de mon film
Crash! sur les musiciens, dans la tradition de Wharol. Quelques solos
d’aspirateur. Un soir, je joue de dos sur le devant de scène, un masque
de mickey sur la nuque. Jean se lie avec les filles de Bernadette Lafont
, Pauline et Elisabeth. Nous y fréquentons des groupes qui nous ressemblent
enfin: Modern Guy et son incroyable chanteur Guillaume,
Suicide Roméo, formé des anciens musicien du groupe 1984 d’Henry
Flesh, Indochine, plus tout une tripotée d’autres tombés dans l’oubli.
Nous y croisons Gainsbourg. Et puis il y a Taxi Girl, nos plus proches
cousins d’esprit. La poésie noire de Daniel Darc, et la modernité du
son de Mirwais.
Un de nos concerts au Rose Bonbon, avec Jean-Paul dans un fauteuil de dentiste
Jean-Eric Perrin, Rock n’ folk
Nous rencontrons un chanteur
Hongrois fou, Gregor Davidow, ami
de ‘M’ (Mr Pop Muzik) avec qui nous
commençons à collaborer.
Concert en février 79 dans l’ancien
cinéma Eldorado, siège d’un éphémère
festival du fantastique, en compagnie
de nos amis Suicide Roméo.
Une maquette est enregistrée au studio Ramsès, à Paris, ou travaille
Richard Pinhas, incidemment producteur de Panik, fabuleux 45 tours de
Métal Urbain. On a alors accès à du matériel semi-pro : un magnéto
Scully 8 pistes, le synthé et le Vocoder Ems de Pinhas. (Ces morceaux
sont disponibles en téléchargement sur le site, rassemblés sous le nom
Implosion Modèle X). On présente cette maquette à Jean Karakos, organisateur
du premier festival de rock en France avec les gens d’Actuel.
C’est le producteur visionnaire de Bill Laswell, Herbie Hancock, Soft
Cell, d’une bonne partie des meilleurs groupes africains (ainsi que de
l’escroquerie de la Lambada). Celluloid, sa maison de disque, vient de
lancer un nouveau label consacré à la cold-wave, Dorian. Les négociations
aboutissent, et nous signons un contrat pour la production de plusieurs
albums, ainsi que nos potes de Modern Guy, Jacno et son protégé
Etienne Daho.
Le 22 avril, concert de la Nuit Moderne/HEC au Palace. Notre premier
et seul concert au Palace, en compagnie de Modern Guy.
Le 2 mai. On achète un ancien corbillard pour le relooker en soucoupe
volante noire et acier, et transporter notre matériel pour participer au
festival de science-fiction de Metz, celui ou le grand Dick a fait une
apparition l’année précédente. Nos affiches ont été envoyées, mais pas
collées par l’organisation déficiente. Arrivés au Sofitel, notre corbillard
se coince dans la rampe du garage. Les pompiers débarquent avec leur
grande échelle pour débloquer l’intrus, ce qui crée l’attraction du
dimanche après-midi, dans la morne ville de garnison qu’est Metz. Sous
ces auspices, le concert est une vraie cata. On se retrouve à faire la première
partie d’un groupe espagnol de musique planante devant 12 personnes
endormies.
Jean-Eric Perrin, Rock n’ folk
Gregor Davidow
Le flyer catastropho-situationniste de la Nuit du Fantastique
L’affiche du concert au Palace
Été 1979. Concert à Compiègne, avec Modern Guy. On commence à
s’éclater sur scène. Les picards restent de marbre devant notre prestation,
le punk étant à peine arrivé dans ces contrées ‘primitives’. Décidés
à tout tenter pour dérider un public rétif, on se lance dans une version
déjantée de Louie Louie de vingt minutes, à 9 musiciens. Chaos total.
Enregistrement de l’album. On loue un 16 pistes chez Publison. Le
jour où on vient le chercher, les gars de Kraftwerk sont là, et se font
faire une démo d’un nouveau matériel, le DHM-89 B2, c’est-à-dire le
premier échantilonneur du monde, invention française comme tout le
monde ne le sait pas. Malheureusement, on a pas les moyens de se payer
ce nouveau joujou..
On part s’installer dans la maison de campagne de mes parents, à
Salency, (qui devient ‘le château de Lancy’ sous la plume de Jean-Eric)
près de Noyon. On bricole un véritable studio d’enregistrement là-bas.
Les voix sont prises dans les chiottes, la batterie dans la cuisine (comme
il se doit). Le prix des synthés dernier cri qui encombrent la chambre à
coucher dépasse celui de la baraque. Plusieurs fées se sont penchées sur
notre berceau : Marc Caro nous a prêté son vocoder, Clode Arto de
Mathématiques Moderne prépare les séquences sur son Oberheim modulaire,
Maurice vient de s’acheter un merveilleux Roland Jupiter 4, synthé
polyphonique à mémoire, et nous passons nos nuits à peaufiner les morceaux.
Jacno et Hervé Zenouda passent nous voir, pour jouer au billard
dans le salon.
On enregistre en deux mois, l’album Agit Pop sous le nom d’Artefact, et
le maxi 4 titres The Party avec Grégor Davidow. Ils seront mixés au studio
d’Auteuil, où vient d’être fait le premier album d’Étienne Daho ou
celui de Jacno. Les Modern Guy reviennent de New York, où John Cale
(du Velvet) a produit leur album au studios du Radio City Hall.
Lancement du maxi-single. Trois morceaux sont extraits de l’album,
Massacre à l’Electrode (MAE), Be-bo-a-Logic, et Sex Computer. Le disque
est plutot bien reçu par la ‘critique’, c’est à dire pour Patrick et Jean
Eric, seuls représentants du showbiz à s’intéresser à des martiens comme
nous, le reste étant persuadé que Starshooter représentent l’espoir du
rock gaulois à l’exportation !
Jean-Eric Perrin, Rock n’ folk
Jean-Eric Perrin, Rock n’ folk
Riton, Jean et Mo dans une mise en scène
surréaliste inventée par Jean
Riton et Jean
Jean en cyber-yuppie dans un article d’Actuel
Artefact photographié dans l’usine de mon père
1980. La décennie maudite commence. Pourtant, tout n’est pas négatif.
Gainsbourg passe notre Internationale avant son spectacle du Palace.
Adrien donne une cassette du groupe à Devo. De New-York, ma petite
amie Amalia Escriva m’envoie une critique parue dans le magazine
d’Andy Warhol, Interview, écrite par le journaliste découvreur de
Kraftwerk aux States.
L’ambiance se dégrade rapidement. Les tensions se sont exacerbées pendant
le mixage. Dantec, obsédé par la réussite commerciale, tient absolument
à cleaner le son pour se rapprocher le plus possible de la disco.
Notre producteur artistique, Jean-Marie Salaun, se révèle être un opportuniste
à la sensibilité plus publicitaire que ‘révolutionnaire’. L’ingénieur du
son, Roger Politis trippe sur les fréquences médium, rendant notre musique
carton-pâte. Sans l’énergie et le gros son sale qui nous portait sur
scène, ce ‘laminage’ sonore révèle les défaillances techniques dues à notre
inexpérience. L’arrivée de la Linn (première batterie synthétique samplée
avec un son réaliste) sonne l’heure du chômage pour de nombreux batteurs
comme moi. Isolé, déconsidéré, sans plus aucun pouvoir sur le
groupe que j’ai animé et dirigé pendant deux ans, je me sens acculé,
agressif.
Jean-Paul a de fréquentes crises de remises en question, et
de gros problèmes financiers. Par chance, nous décrochons
un contrat de musiciens/comédiens dans la pièce
Aux limites de la mer, d’Armando Llamas, mis en scène
par Catherine Dasté au théatre de Sartrouville. Mais nous
ne nous entendons pas avec la metteuse en scène, qui a
travaillé surtout pour les enfants. Rita Mitsouko nous remplace (avec un
détour de Catherine par le lit de Jean-Paul), et c’est encore un échec.
Jean, lui aussi, commence à déconner. Il passe son temps à frimer aux
bains-douches plutôt qu’à bosser en répét’. Brancherie bidon et topmodels
ont remplacé les potes zonards. Grace à ses relations avec Zerbib,
il décroche une pleine page dans Actuel, sans nous prévenir. Le jour de la
parution, on se découvre avec stupeur, Mo et moi, relégués à l’état de
tâcherons dans ‘SON’ groupe, Artefact. Sans parler du sujet absolument
ridicule de stupidité (Les Jeunes Gens Modernes Aiment Leur Maman !
...pour d’ex-fans de la bande à Baader, ça craignait velu.)
Furieux, Mo et moi-même décidons de le virer. Jean et sa maman
A l’extérieur, l’esprit de compétition a remplacé la collaboration dans le
milieu. Daniel Darc casse la gueule de Mo un soir de beuverie à l’entrée
des Bains, car Taxi-Girl a remporté le ‘gros lot’ en la personne d’Alexis,
le manageur new-wave le plus courtisé du Rose Bonbon. La dope commence
à faire des ravages : leur batteur est retrouvé une semaine après
son OD, à cause de l’odeur de viande pourrie. Daniel, Guillaume, sans
parler de tous les punks comme Maldoror ou Maxwell, sont à fond dans
la poudre.
Arto, notre dandy techno, auteur des séquences de synthé les plus ahurissantes
de nos productions, (et, avec le recul, prototype de plusieurs
générations de DJ’s depuis trente ans), fonde tous ses espoirs dans une
tournée japonaise qui ne se fera jamais, puis tombe malade. Et ne s’en
remet pas. (En 1984, j’ai revu par hasard la chanteuse des Maths
Modernes, Edwige Gruss la-reine-des-punks, devenue serveuse junky à
la Danceteria, la boite branchée de New York. Hervé Z, le batteur des
Stinky Toys, s’est perdu lui aussi là bas.)
Mars 1980, on fait la première partie des Simple Minds au pavillon
Baltard de Nogent. Devant 7000 personnes, notre prestation se transforme
en catastrophe avec la défaillance de ma boite à rythme. Karakos
nous fait la gueule, la presse nous étrille. Après ces problèmes, le lancement
des deux disques est retardé, ce qui nous empêche de pouvoir
organiser une tournée.
De plus, Maurice ne veut rien savoir de la scène. Il croit qu’on peut
concocter un tube bien au chaud dans sa tour d’ivoire (malheureusement,
le dentiste d’à coté a porté plainte, et nous n’avons plus de local
de répétition !).
Mai 1980. Concert de l’Olympia, avec Jacno, Lio et tous les potes. Mo,
tétanisé, oublie son jeu de scène dans la composition de théatre
constructiviste qu’on a préparé pour l’Internationale. Marc a reintégré le
groupe pour quelque temps, comme saxophoniste.
Concert de la fête d’Actuel. Jean Ternisien ayant été adopté par Bizot
et sa bande de maquereaux de la culture alternative, ils font appel à nous
pour animer l’anniversaire du magazine. En notre compagnie, Parazite,
le groupe de Marc Caro. Maurice-le-gaffeur renverse du Coca sur son
synthé, qui rend l’âme. La prestation est lamentable, Dantec se battant
avec l’Ems de Caro pour lui faire sortir des sons décents.
Riton V. et Marc Caro à la fete d’Actuel
Jean, Jean-paul, Maurice et Riton (Underground, par Jean
François Bizot , éditions Denoel , Paris 2001)
Ticket du Marquis au festival Rock 80, Halles
Baltard de Nogent
Flyer du concert de l’Olympia
L’entrevue suivante est la dernière du groupe originel. La photo transcrit bien son état d’esprit : des
apprenti sorciers morbides devenus prisonniers de leur subconscient.
Quelques semaines plus tard, Maurice met en oeuvre son ‘putsch industriel’. Il dépose l’intégralité des droits
d’auteur à son nom. Marc et moi sommes virés. Le “trip” gagnant est alors de se lancer dans des projets yuppies
: look néo-romantique à la Adam & the Ants, musique celtique matinée de Gary Numan.
1981. Sans aucun soutien, ni de l’éditeur et encore moins de ses ‘auteurs’, l’album sort des mois trop tard, et
fait un flop. Maurice s’acoquine avec de douteux personnages, comme Stéphane Piétri. Piétri et Jean l’ont
convaincu de lancer un annuaire du rock alternatif, RockBiz, concept foireux sur un marché inexistant. Le projet
se casse la gueule. Dantec, endetté, devient pion au lycée Romain Rolland pour survivre.
Nous ne nous parlons plus pendant dix ans.
Pendant ce temps, Marquis de Sade, Modern Guy, Suicide Roméo, et la plupart des groupes de la période
punk et new-wave originelle se cassent la gueule. Seuls survivants : Indochine et Rita Mitsouko. Le ‘marché’
est mûr pour les daubes à la Soft Cell, Human League, Cure et autres poseurs du même tonneau.
Derniers soubresauts de la New-Wave authentique
Epilogue 1 : 10 ans plus tard, deuxième passage de la spirale.
Après l’échec du groupe, je fais une seconde tentative avec Tabou, en compagnie d’Eric Weber (ancien Casino
Music), et Eric Fitoussi (ex Marie et les Garçons). Nous sommes le premier groupe de java-rock, cinq ans
avant les Négresses Vertes et autres avatars du néo-swing. Tabou reprend du Piaf, du Chevalier ou du Dario
Moreno, devant un public qui porte encore les petites cravates de cuir et les costards yuppies de la cold-wave.
C’est encore l’incompréhension totale, et il m’apparait clairement qu’il est impossible d’être un tant soit peu
d’avant-garde dans ce pays. J’abandonne la musique en juillet 81 après un concert à l’Olympia en première
partie d’Indochine et des Civils.
Comme d’autres ‘jeunes gens modernes’ (Hervé Z.), il est temps de reprendre des études : l’informatique me
tend les bras. Programmeur, roboticien, puis en 1987 je monte une des premières boites de production d’animation
3D. Mon passé New Wave me rattrappe une première fois : le vidéoclip du remake de ‘Re-bop’, par mes
ex-collègues de Marie et les Garçons, est réalisé dans les locaux de mon entreprise par Eric Roussel. Fitoussi,
Vidal, Lizzy-Mercier Descloux, Weber, plus un paquet d’autres que j’ai oubliés, sont là.
1993. Dans un salon consacré à la communication, je croise Dantec qui vient de monter
un projet de boite vidéo. On se parle. Puis on se revoit, assez régulièrement. Sa boite se
casse la gueule, la mienne aussi. Il a écrit un bouquin, paru chez Gallimard. Et aussi
Backstage, un roman inédit qui raconte de façon romancée nos années rock’n roll. Petit
à petit, je deviens son ‘conseiller technologique’, lui apportant des concepts tirés de
mon métier. Comme au temps de notre collaboration dans Artefact, il tire de ces
multiples conversations autour de la cybernétique la matière de son second roman,
Les Racines du Mal. Le roman connait un grand succès, et Canal fait appel à moi pour organiser une petite
surprise pour son passage à Nulle Part Ailleurs, l’émission d’Antoine de Caunes (qui est fan) et Gildas. Je propose
d’aller tourner une séquence au Gibus avec les anciens membres du groupe. Mais Jean est mort, Jean-paul
en amérique du sud, et Marc ne veux rien savoir. On se retrouve, Clode Arto et moi-même, sur la scène du Gib
à faire un play-back sur ‘Consommateurs’ (clin d’oeil à Debord) affublés de nos cagoules du concert de la
Main Bleue. Le lendemain, de passage chez Dantec, je décroche le téléphone, et c’est Jean-François Bizot,
qui, me prenant pour lui, commence à me féliciter comme si on s’était quitté la veille - alors qu’on n’a pas eu
de se nouvelles depuis dix ans ! (Fame ! What’s your name ? Comme dit Bowie...)
A cette époque, Mo a encore du respect pour les ‘allumés’ qui sont ses lecteurs et qui le soutiennent. On a fait
le bilan de notre passé, de ce groupe dont la valeur était supérieure à l’addition de nos talents individuels, et
qui fut totalement boudé par le showbiz traditionnel. La nouveauté est étrange, d’autant plus dérangeante si elle
vient de banlieue. Qui plus est, si elle se révèle rétive aux classifications habituelles. Pour les décideurs de
Neuilly tout banlieusard ne peut être que bronzé, parlant argot et dansant petit nègre; il est d’autant plus urgent
d’ignorer le reste...
On tombe d’accord sur la faillite virtuelle de la France. Et petit à petit, on décide de se casser. Comme, vingt
ans plus tôt, on était partis visiter le désert marocain, on se retrouve vite fait dans les bidonvilles de Bangkok,
cherchant une issue asiatique à notre pessimisme. Puis sur une plage de Koh Tao, je lui conseille de s’occuper
de ces myriades de jeunes technos qui viennent raver sur les plages les nuits de pleine lune : ce sont ces futurs
clients. La vie sous les cocotiers nous séduit, mais le fossé culturel avec les impénétrables Asiatiques est trop
grand. Il faut trouver autre chose. Au retour de ce voyage, une piste se présente : Mo est invité au salon du
livre de Québec. Au mois de juin 1994, je me colle à ses basques dans son périple en Nouvelle-France. Le
tapis rouge est déroulé : réceptions chez l’ambassadeur au château Frontenac, balades en Lincoln blanche par
le représentant de Gallimard-Amérique, soirées avec la crème des journalistes et jeunes auteurs québécois, rien
n’est trop beau pour impressionner le jeune loup du cyber-polard. Nous sommes enchantés par la gentillesse
des Montréalais, la vie relax et le look New-York années 50 de la ville.
Arto en cyber-terroriste à
NPA, Canal +
A la bastoche, j’ai revu par hasard Clode Arto au café de la Fontaine. J’y bois une bière de temps à autre avec
Eudeline, qui a déménagé de son troquet de Montmartre pour s’enfiler ici ses expressos-pastis. Un autre jour,
un junky salement amoché, la tronche tuméfiée, m’accoste sur le trottoir. Il s’agit de Daniel Darc. On se
tombe dans les bras, mais vu son état, je suis persuadé que c’est la dernière fois que je le vois vivant. En octobre,
j’effectue un second séjour à Montréal, pour tâter le terrain autrement que dans l’euphorie estivale. Le
second test est positif, et je vais à cette occasion faire les contacts qui me permettront de créer le tissu social de
ma future installation.
Retour sur le plateau Mont-Royal à l’été 95, en compagnie d’Arto. C’est la teuf, le party,
la surboum, pour ce qui restera comme la seconde adolescence de ma vie. Un loft de 150
m2 en centre ville se loue une misère, l’ecstasy est de bonne qualité. Au bout de deux
mois de saoûlerie intense, on se retrouve en pleine cambrousse, dans les cantons de l’Est
très exactement, en compagnie d’une bande de freaks pour recharger nos batteries. Des
nymphettes à peine pubères font du cheval à cru, sous le regard concupiscent de
poètes qui se baignent à poil dans le lac. Non loin de là, un ancien des Bérurier Noirs,
Michboul vient de planter la tente de son théâtre ambulant.
Plus incroyable encore, nous revoyons Gregor Davidow, qui habite le Canada depuis une quinzaine d’années.
C’est devenu une caricature de l’aristocrate facho, sorte de von Stroheim monoclé sorti d’un film sur l’empire
austro-hongrois. Content de nous revoir, il nous présente la designeuse de fringues lesbienne dont il conçoit le
défilé de mode, pour une collaboration éventuelle. Mais les choses deviennent très vite incontrôlables, et tout
capote dans un chaos schizo-sexuel dont la promiscuité montréalaise a le secret.
De retour en France, je décide d’émigrer. Pour aider, je tente un tour de passe-passe. En effet, Gallimard est
intéressé par l’adaptation en jeu vidéo d’une nouvelle de Mo. M’étant renseigné par les
possibilités de développement au Canada, il apparait que le gouvernement facilite les projets
tournant autour du multimédia ou d’internet. Les coûts de main d’oeuvre sont plus
bas qu’en France, et le savoir-faire en 3D est remarquable. On peut donc réaliser notre
jeu là bas. Pendant deux mois, on se met au boulot Clode et moi pour réaliser une
maquette. Marc Caro est contacté pour réaliser la direction artistique. Mais je n’ai pas
l’intention d’attendre la réponse de l’éditeur, puisque de toute façon ma décision est prise,
et je m’installe en éclaireur au mois de février 97. Quelques mois plus tard, Gallimard nous jette la maquette à
travers la figure. Au début, je trouve ça bizarre. Puis ça me prend un certain temps pour comprendre qu’ils sont
tellements ignorants des réalités industrielles qu’ils pensaient que j’allais leur donner un jeu tout fait ! Ça faisait
pourtant déjà un bon dix ans que l’ère du petit-génie-qui-concocte-un-hit-dans-sa-cave était terminée, et
que la moindre maquette coûtait déjà 100.000 boules (et un jeu plusieurs millions) ! Mais qu’est-ce que dix ans
pour une élite qui vit au dix-neuvième siècle ? Et pourquoi s’abaisseraient-ils à payer pour ça, alors que tous
les écrivains qu’ils exploitent livrent leurs manuscrits gratuitement ? (Dix ans après, l’éditeur de jeux français
Ubisoft, qui s’est installé plus tard à Montréal, emploie 2000 personnes.)
Pour moi, célibataire sans boulot ni célébrité pour me protéger, l’hiver 97 est plutôt rude. Suis installé au 10,
Ontario ouest, dans le loft d’Antonin, un pote designer. Posé mon baluchon, mon ordi portable et un ancêtre
d’appareil photo numérique dans son atelier, un réduit muni d’un hublot de 2 m de diamètre, comme dans la
cabine d’un vostok. Le premier mai, tel un paquebot fendant les glaces, les immenses fenêtres du 9ème étage
sont aux premières loges pour une tempête de neige sur la côte du boulevard St Laurent. Je suis bloqué. Alors
pour m’occuper j’ai sorti des entrailles de mon disque dur l’ébauche d’un roman commencé trois ans plus tôt,
que j’envoie à J-B Pouy, qui vient de lancer une nouvelle collection chez Baleine, MACNO, version SF de son
Poulpe. Il me donne le feu vert, et à l’été, je livre mon premier roman chez l’éditeur, qui parait en 1998 sous le
titre ‘Dose Létale à Lutèce-Land’. Le bouquin, qui parodie S.A.S (avec un clin d’oeil à l’Orange Mécanique de
Burgess), est en fait, une autobiographie de science fiction qui raconte l’histoire du groupe ‘translaté’ en 2078.
Le prétexte qui sert de fil dramatique au bouquin est l’enquête de Riton V., netéctive privé, sur l’assassinat
rituel d’un techno-mondain (l’arrière petit-fils de Pacadis), dans un Paris futuriste racheté par EuroDisney. La
collection ne trouve pas son public, et l’éditeur fait faillite quelques années plus tard.
Jaquette de la maquette du jeu
Dantec dans une teuf à
Montréal
Le 10, Ontario ouest (celui de Babylon Babies) sera le théâtre lui aussi de nombreuses
fêtes, qui attirent le tout-montréal branché. Un jour, j’organise une soirée ‘Love Boat’
pour payer le loyer. La fête attire 250 personnes, avec concert privé de Jérome Minière.
Dantec, qui a fait des aller-et-retour en solo pendant deux ans, débarque officiellement
avec toute sa famille en 1999. Il va profiter de tous mes contacts à Montréal
comme j’ai pu profiter des portes que sa renommée m’ont ouvertes.
Epilogue 2 : 20 ans plus tard, troisième passage de la spirale.
Mais le léchage de pompes opéré par le système médiatique commence à lui monter à la tête. L’ambiance
s’était déjà dégradée avec l’épisode du jeu, Dantec se révèlant encore moins capable de travailler en équipe
que par le passé. Essayer de faire comprendre les principes d’un scénario non-linéaire ou les contraintes techniques
d’un jeu à quelqu’un qui pète les plombs tous les cinq minutes a été particulièrement difficile.
Puisque son succès démontre la validité de ses théories, il croit pouvoir tout contrôler. Ce qui lui permet
notamment de relancer sa vengeance ‘rock’ dans les projets musicaux avec Pinhas et Spinrad. Comme il commence
à se prendre sérieusement pour la réincarnation de Deleuze, personne ne peut lui expliquer que ses lectures
nombriliques et métallo-statiques, couronnés par les masturbations frippiennes de Pinhas n’intéressent
personne.
Sa lune de miel avec le Québec prend fin. Car sa stratégie n’est pas de s’adapter, dans le
but de s’intégrer dans un nouveau pays, mais d’utiliser son bunker montréalais comme
base arrière pour des attaques contre le système politico-médiatique français. Une tour
d’ivoire dirigée vers le vieux continent, à l’abri des ‘hordes islamistes’ qui le menaçaient
dans son HLM d’Ivry, mais aussi des réactions incontrôlables des fans de la première
heure trahis par ses provocations gratuites et ses retournements de veste. Toute son énergie
est orientée vers la polémique, dans le but de maintenir la
couverture médiatique (Parlez en bien, parlez en mal, mais parlez de moi. Vieil adage du showbiz !). Son
talent, c’est de scanner compulsivement les idéologies moribondes du 20ème siècle. Une vieille technique de
rhétorique (abondamment employée par Bizot) qui permet de se forger une aura de prophète futuriste à moindre
frais. Le pseudo ‘complot’ contre son génie ourdi par l’ennemi gauche-caviar (qui l’a au demeurant sorti du
ruisseau et abondamment soutenu en début de carrière) pourrait n’être qu’une invention pure et simple conçue
pour régler les comptes du Papa résistant communiste qui n’avait pas eu sa part du gâteau miterrandien.
En 2000, il me propose la rédaction d’un essai théorique à trois mains, résultat de nos nombreuses discussions
autour des enjeux de la littérature, de l’art et de la technologie pour le nouveau millénaire, en collaboration
avec un autre ami, professeur à l’université de Montréal, Thierry Bardini. Il part pour la France avec nos
notes, puis dépose le projet... à son nom chez Gallimard, tout en nous disant ‘qu’ils n’étaient pas intéressés’.
Renouant avec ses bonnes vieilles habitudes du temps d’Artefact ou il s’attribuait tout le bénéfice de notre travail
commun ! C’est la goutte qui fait déborder le vase, car j’ai maintes fois (je n’en ferai pas la liste exhaustive
ici) bossé pour lui, pour me retrouver payé à coups de pieds au cul. La ‘méthode Dantec’ est assez simple :
utiliser systématiquement les conversations informelles avec ses ‘amis’ en jouant l’avocat du diable, pour avoir
tout loisir d’y prendre ce qui l’intéresse, et de se l’approprier. Mais j’en ai maintenant plus qu’assez de voir
mes réflexions paraitre sous son estampille. Si j’avais pris du plaisir à lui donner ce qui constitue la sève des
romans de sa période cyber, continuer à le fréquenter reviendrait à me tirer maintenant dans le pied, puisque je
suis maintenant, moi aussi, un auteur publié. De plus, mécontent que je puisse ‘oser’ critiquer son comportement
vampirique auprès de mes amis, il commence à me menacer. Moi qui l’ai soutenu pendant son ascension
vers le succès, il me remercie par un renvoi d’ascenseur...dans la gueule ! Il se pavane avec sa petite cour de
lèche-bottes, son émolument mensuel de 6000 euros, et vient me chier dessus sans vergogne.
Dantec (et Antonin) dans une
soirée au 10, Ontario ouest
Dantec pose pour son portrait
holographique
Par pur égotisme, venant de se couper de sa principale source de réflexion techno-artistique (moi), il renie
maintenant sa période ‘cyber’ pour se consacrer à la métaphysique, terme pompeux exprimant le fait qu’il est
un des rares auteurs gaulois à sortir du cartésianisme étroit, ou du freudo-marxisme des intellos de St-Germain.
Un ami réalisateur français que je lui avait présenté, Yann Langevin, a réalisé un documentaire datant de cette
période. Au cours de la préparation du film, je préviens Yann que Dantec est en train de péter les plombs. Le
résultat est assez pitoyable. On y voit un Dantec dévoré par son vide intérieur, pérorer sur des clichés catastrophistes
ou tirer compulsivement sur son joint face à une webcam.
A ce moment, la plupart des journalistes sont encore subjugués par ses impostures (ou ses postures ?), mais un
ami écrivain québécois, Michael LaChance me propose d’écrire la critique du journal métaphysique fraichement
paru, ce ‘Théatre des Opérations’ qui se trouve être le projet auquel Dantec m’avait proposé de participer.
Après mûre reflexion, je décide -malgré les risques- d’ouvrir le bal pour le remettre à sa place.
Ce travail fut déplaisant (qui a vraiment lu ces 800 pages ?), mais le résultat libérateur. Connaissant ses ficelles
par coeur, ma critique va directement à l’essentiel, et fait bien plus mal que celles de bien des journalistes qui
ne savent pas de quoi ils parlent. Après cette ‘mise au point’, par journal interposé, sur ma façon de penser,
Dantec continue son implosion. Ses tendances paranoiaques aidant (j’en sais trop sur ses mensonges), et la
peur d’avoir à affronter un sérieux concurrent en la personne de son ex-ami va le mener jusqu’à l’agression
physique. Pour moi, les conséquences ne tardent pas à se faire sentir. Me voici dans une situation kafkaienne :
alors que j’ai été le premier à souffrir de ses délires mégalos, je suis devenu persona non grata au Québec, mis
dans le même sac soufré que lui, alors que mes positions sont à l’opposé des siennes. Pour en rajouter, en juin
2001, à moitié bourré, il me saute dessus au cours d’un vernissage, devant une foule médusée. Un copain, tentant
de me défendre, se prend un coup de bouteille. Dantec se barre en hurlant. Le lendemain, je porte plainte...
mais personne n’acceptera de témoigner contre un gars cinglé et célèbre comme lui ! C’est ici que commence
sa période Célinienne, faite d’insultes gratuites et de racisme déclaré. Il menace la revue dans laquelle j’ai
publié la critique de son livre. Quand je fais paraitre mon essai ‘Le futur est Derrière Nous’, qui reprend les
théories développées à partir de mes notes pour le projet soi-disant commun du ‘Théatre des Opérations’, il
envoie des courriels d’insultes aux journaux qui le critiquent (me traitant de macaroni, alors que sa femme est
plus ritale que moi ! Mais il n’est pas à une contradiction près). Dévoré par ses différents démons : la traîtrise
et la violence, comme dans cette soirée chez moi en 1975
ou, sous bad trip d’acide, il avait arraché mon affiche de Magma, dessinée
par Druillet, en hurlant “Le FEU !!!! l’ACIER !!!”
La ‘légende’ Dantec ?
Punk, il était le premier à se prendre des claques. C’est le genre à tomber
malade sur l’autoroute dès le deuxième jour de notre périple au Maroc, pour
se faire dorloter par les monitrices. C’est le ‘guerrier’ qui ne lâche pas son
joint dans sa paillote en thailande pendant que je crapahute en moto dans la
jungle pour visiter les bordels. C’est le mec qui se blesse en jouant au foot
avec des copines à la cambrousse, et qui n’est pas capable d’acheter un rouleau
de pécul sans l’aide de sa femme. Alors, le voir poser en warrior, et jouer
les matamores de la liberté d’expression tout en flirtant avec les crapules d’extrême
droite est assez pathétique.
Tout cela est bien dommage, car il se détourne de l’ennemi réel, la clique de chiens galeux qui règnent sur la
cocotte-minute gauloise, tous ces aristo-républicains qui n’ont jamais mis les pieds dans une cité. La voilà, la
vraie racaille, corrompue à l’os, shootée aux privilèges.
Le feu et l’acier de l’Apocalypse selon
Druillet
Epilogue 3 : 30 ans plus tard, quatrième passage de la spirale.
On ne se parle plus depuis cinq ans. Il se terre dans son loft, avec vue sur l’immense crucifix trônant sur le
sommet du Mont-Royal (l’équivalent du Central Park New-Yorkais). On habite à quelques centaines de mètres
l’un de l’autre, mais, Dieu merci, on se croise rarement.
Jusqu’au jour - ou plutôt une nuit- ou le fantôme de Jean Ternisien vient me ‘visiter’
en rêve. Plus tard, Clode m’annonce que les morceaux de Mathématiques
Modernes repassent à la radio. Suicide vient de jouer à Montréal. Il semble que les
groupes techno, lassés des sons purement électroniques, se mettent à réintroduire
des instruments traditionnels, retrouvant par là le même genre de sonorités que nous
avions inventés. Le ‘gros son’ des vieux synthés analogues est revenu à la mode.
Un Korg MS-20 -comme celui avec lequel Jacno a enregistré Rectangle- qui trainait
dans les poubelles et dont personne ne voulait quelques années plus tôt, est devenu
furieusement vintage et se négocie à des prix faramineux.
Mon pote Michboul m’annonce que Métal Urbain vient jouer ici.
De plus, les Bérus, reformés, l’ont contacté pour figurer dans leur DVD, et lui proposent
de participer à une tournée. Je lui dis, à la blague, que Dantec va bientôt me proposer de
remonter Artefact. Puis on se quitte, et je rentre chez moi.
Pour découvrir, en ouvrant mon courriel, une message titré : ARTEFACT.
Il s’agit du label TigerSushi qui m’écrit pour obtenir l’autorisation de ressortir Massacre
A l’Electrode dans une compilation Cold-wave. Malheureusement pour Dantec, ce n’est
pas la période Agit’pop dont il était le ‘leader’ qui semble avoir été retenue par l’histoire, mais la première
période, plus authentique. Ceci explique peut-être son silence -ou son déni- concernant le groupe, confondu
avec Heldon par les journalistes de Teknikart, car il lui faudrait pour cela assumer ne pas avoir toujours été
d’extrême droite.
Au concert de Métal, Dantec est là. On se retrouve backstage à fumer le pécos de l’amitié avec Débris, Pat
Luger (qui est installé au québec), Hermann et les autres, comme lors de leur dernier concert au théâtre de la
Roquette en 76. Un petit jeunot, à peine né à l’époque, les manage avec passion. Puis Mo me prend à part pour
‘parler bizness’. Il commence par noyer le poisson avec un problème concernant son ex-associé Stéphane Piétri
qui s’attribuerait des droits sur le groupe. Puis il revient sur la ‘merde de maquette de jeu vidéo’ que je lui ai
faite (il semble ne pas connaitre pas l’adage “À cheval donné on ne regarde pas les dents”). Enfin, il embraye
sur le ‘sérieux’. Le voilà m’expliquant qu’à cause de mon article dans Spirale (revue, qui, je le rappelle, doit
avoir 583 lecteurs répartis internationalement dans les quartiers universitaires de Montréal), une FATWA ISLAMISTE
a été mise sur sa tête ! Et que c’est plus dangereux pour lui, car il est moins connu que Rushdie. Mais
qu’il a des amis haut placé dans la police. Et qu’il est maintenant monarcho-franquiste (Quel humour involontaire
! Sous Franco, avec ce qu’il fume, il se serait retrouvé en tôle au bout de quelques semaines.) Mais cette
conversation plutôt ahurissante ne me fait ni chaud ni froid, car ce qui m’intéresse, c’est de vivre en paix avec
mon passé. Je me dois d’affronter calmement les errements, clairement cliniques, d’une personne qui a partagé
une partie de mon existence. Malgré les ressentiments que ses traîtrises m’inspirent, il est maintenant nécessaire
que j’apprenne l’indifférence et combattre la haine qu’il attise. Rester centré, car il est facile d’entrer dans
le jeu de ses provocations, et de se retrouver sur son terrain.
Quelques mois plus tard, concert de Daniel Darc aux Francofolies de Montréal. Un évènement chargé d’émotion,
particulièrement pour moi. Christophe, le vieux briscard (oui, celui d’Aline), la voix fragile et haut perchée,
affublé d’un pantalon de cuir et de bottes en peau de serpent, fait une étonnante prestation. J’aperçois
Daniel dans la salle admirant le spectacle. “Salut, Daniel, ça va ?”. “Oui...” il me répond évasivement, comme
ennuyé d’avoir été reconnu par un fan un peu collant. Je me barre. Puis reviens une minute plus tard. “Daniel,
c’est moi, Riton, d’Artefact...”. Et le voilà fondre presque en larmes. “Oh, Riton, excuse moi, je suis
presqu’aveugle maintenant, je ne t’avais pas reconnu. Qu’est-ce que tu fous là ?” “Eh bien, j’habite ici, depuis
dix ans maintenant...”.
Son show est extraordinaire. Je pense à la prestation de Joe Cocker pendant Woodstock, cette même sensibilité
pathétique, son corps torturé par la tôle et vingt années de dèche. Sa silhouette découpée de blanc sous les projecteurs
me rapelle aussi le Lou Reed de 75 chantant ‘Heroin’, cheveux rasés tatoués de croix gammées, qui
simulait ses fix avec le câble du micro... Il me dédie une chanson. Mouvements saccadés de ses bras fendent
l’air, mannequin désarticulé qui vomit sur Paris. ‘Marche. Attends. Marche. Attends’. Bashung passe faire une
apparition, pour ‘Bijou, bijou’, que Daniel soutient à l’harmonica. Puis, au final, il descend dans la foule, et me
tend le micro pour reprendre en choeur avec lui ‘cherchez le garçon...trouvez son nom...’
La boucle est bouclée.
Conclusion.
Certains vont sourire en lisant ceci, puisque les choses ne sont jugées qu’à l’aune du succès, et non en fonction
de leur valeur. Mais, avec le recul, le concept d’Artefact reste toujours un des plus ambitieux du monde de la
pop française de la fin des années 70. La plupart des groupes de cette époque (et, me semble-t-il, toujours
actuellement) se contentent d'une recette de base, comprenant peu d'éléments. En clair, si un groupe fait du
Rockabilly, il ne fait que cela, et il le fait en essayant le plus possible de copier le son, les thèmes, habillement
et attitudes reliés à ce genre musical.
Pas question ici d'expliquer dans les grandes largeurs mes conceptions sur l'art, mais il me semble que, même
du point de vue marketing, proposer des 'produits' indifférenciés, la plupart du temps copiés directement sur les
modes anglo-américaines, ne peut aller très loin. Maurice a en gardé cette rage contre le médiocre système
médiatique français, incapable de sortir de ses oeillères culturelles. Car en 1980, presque vingt ans après son
lancement, Johnny Halliday, pâle copie d'Elvis, était encore le modèle de ce 'système'. Quelle originalité que de
proposer comme alternative 'punk' un groupe comme Téléphone, clone des Rolling Stones relifté pour lycéennes
boutonneuses ! Pour la consommation locale, ça se conçoit, mais pour l'étranger ? Autant essayer de vendre
des tulipes à des Hollandais. Ce manque de vision des ses propres potentialités me parait refléter une des
causes de la disparition de la France en tant qu'acteur culturel majeur au niveau mondial. Il n'est pas fortuit que
l'article le plus élogieux sur Artefact ait été écrit à New-York. Nous l'avons instinctivement compris, mais avoir
le courage d’aller s'installer en Amérique était alors une tâche hors de portée pour les gamins de vingt ans insécures
que nous étions.
Évidemment, notre technique était approximative. Par contre, en ce qui concerne l'originalité et la créativité,
nous étions champions. Mais il y a des murs sur lequel on se cogne et qui ne peuvent être contournés. Entre les
explorations abstraites du Pink Floyd débutant dans les bars branchés du Swinging London, et le carton de
'Money', un long temps de maturation a été nécessaire. Pendant ce temps, il a fallu que les musiciens vivent.
Cela n'a été possible que grâce à un dense réseau de salles et de petits labels, bref d'un tissu industriel et culturel
qui, grâce à la langue anglaise, touche un marché de 400 millions d'âmes. Si vous ne vous adressez ne
serait-ce qu'à un petit pour cent de ce marché, vous pouvez survivre. Divisez ça par cinq pour la France, et l'assiette
est pratiquement vide. Et viser le 'grand public' français ne résout rien, puisqu'une fois cet objectif atteint,
le produit est alors généralement inexportable.
Seul Rita Mitsouko a réussi ce pari, envers et contre tous. Car en 1979, aucun producteur, manageur ou éditeur
français ne s'est précipité vers eux. Ils étaient les derniers sur qui aurait misé le show-business, préférant des
merdes comme Edith Nylon. Ce qui, paradoxalement, les a sauvés, car ils ont été obligés d'auto-produire
Marcia Baila, petit morceau d’un ‘petit’ groupe hermétique comme nous, devenu un hit absolu. Sur lequel ils
ont pu vivre et produire pendant toutes ces années, les droits tombant dans leur poche et non dans celle d’une
major.
Dernière minute.
Après les émeutes de Clichy, intervention de Dantec à la télévision québécoise pour soutenir les ‘forces républicaines
défendant l’occident contre les envahisseurs islamistes’. Il est urgent d’écouter RAF Propaganda, son
fantasme apocalyptique, un de seuls morceaux d’Artef chantés par lui-même au moment ou il se situait de
l’autre côté de la barrière.

12:54 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : artefact, dantec, riton, mae | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

01/12/2010

Luxuriant DJ Crew sur Peachr!

Viser Juste et Frapper Fortpar La playlist de Luxuriant
01 - Front 242   Headhunter V1.0
02 - Empusae   Morbid (Ex-Koded)
03 - Laibach   Die Liebe
04 - Aphex Twin   Analogue Bubblebath
05 - Dead Can Dance   The Host Of Seraphim
06 - Kirlian Camera   K-Pax
07 - Gntal   El Sendero Hacia Monserrat
08 - Autechre   Rale
09 - The Neon Judgement   Chinese Black
10 - Richard Devine   Murman

10:05 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

24/11/2010

Interview Play Paul pour Luxuriant n°16

 

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Le petit prince de la musique électronique française s’appelle Play Paul. Après une éclosion en pleine French Touch 1.0 avec le groupe Buffalo Bunch et son acolyte Raw Man , Paul a décidé de faire voler en éclat les standards du genre, produisant avec le même brio de la « Hooligan House » pour Defected, de l’ « Electro énervée » pour International Deejay Gigolo Records, le mythique label de DJ Hell ou de la « Tropical » sensuelle sur Kitsuné. Le frère de Guy-Man des Daft Punk nous fera l’honneur d’un dj set éclectique le 26 novembre au Am Puff pour la soirée Micro-Clubbing.

1)      Paul, on va commencer par essayer de comprendre d’où vient ton nom…

Je cherchais un nom avec Paul qui est mon prénom. J’ai accolé le « Play » pour faire référence à Prince Paul du groupe « De La Soul ».. D’ailleurs c’est généralement moi qui trouve les noms des groupes comme Buffalo Bunch, Raw Man, We In Music… Mes parents étaient publicitaires, j’ai le sens de la formule choc, ceci explique donc cela !

 2)      Ta formation, ton background ?

J’ai appris un peu de solfège comme tout le monde mais je n’ai pas une formation de musicien classique. J’ai commencé comme batteur dans le groupe « Seven Tracks » que nous avions monté avec Romain Tranchart (moitié de Modjo, NDLR) quand nous étions au lycée Carnot. Nous jouions du hard rock dans pas mal de clubs parisiens et des labels se sont intéressés à nous. Mais nous avons dissolu le groupe avant de signer.

 3)      Il y a eu la French Touch et tes contributions sur Crydamoure. Comment fonctionnait le label ?

Un label a l’époque, c’était très funky dans sa gestion. Guy-Man et Rico ne s’occupaient pas trop de la comptabilité par exemple. C’était une époque où nous vendions beaucoup de disques. « T.I.T.T.S » s’est écoulé à 10000 exemplaires. Pour mon frère comme pour Thomas Bangalter, posséder un label était le moyen de produire de la musique avec une certaine assurance en terme de vente. Mais il faut bien voir que ni l’un ni l’autre n’ont fait ces labels pour l’argent.

 4)      Est-ce vrai que tu avais apporté le premier Buffalo Bunch à Thomas Bangalter alors que celui-ci venait de produire le jour même « Music Sounds Better with you » ?

C’est exact. Romain et moi sommes arrivés chez le père de Thomas. Il était avec Alan Braxe. Thomas a écouté notre morceau et il a adoré. Ils nous ont demandé si nous étions ok pour écouter un truc qu’ils venaient de produire dans l’après-midi et dont ils n’étaient pas très satisfaits. C’était « Music Sounds Better with you ». On a pris une claque. Le soir-même, ils l’ont joué au Rex dans un mini-live pour la sortie de « Vertigo », le maxi d’Alan Braxe sur Roulé et on a repris une seconde claque. Pour l’anecdote, Thomas Bangalter souhaitait produire un album des « Buffalo Bunch ». Ca ne m’intéressait pas car je n’aimais pas la House et tout ce qu’on produisait à l’époque. Je sais que Romain était ultra partant mais j’ai préféré décliner l’offre.

 5)      Tu as signé des maxis sur Defected, label très house avant de partir sur Gigolo. Ces grands écarts sont caractéristiques de l’étendu de ton talent ?

En fait, j’ai vécu ces sorties comme une libération, surtout avec le morceau « Love Song » car c’était le premier track que je faisais de A à Z, sans sample. C’était ma musique et le premier morceau où je chante. J’y ai mis toutes mes influences. Je suis content que DJ Hell m’ait signé. Mes deux maxis ont d’ailleurs très bien fonctionné en terme de vente. Hélas le label est un peu dans le trou aujourd’hui…

Pour Defected, j’avais envie de produire un track de « Hooligan House » destiné aux clubs anglais. Hélas, j’ai signé sur le mauvais label pour ça car il est très orienté « vocal house ». Ca n’a donc pas pris.

 6)      Tu es maintenant sur Kitsuné. Pourquoi ce choix ?

Je ne suis pas sur Kitsuné. En fait pour chaque track ou maxi que je produis, je sollicite les labels. Gildas est très bon ami de mon frère. Et il m’avait donné l’opportunité d’installer mon studio au sous-sol du magasin, je lui faisais donc logiquement écouter mes productions.

 7)      Tu m’as dit un jour que tu étais entrain de tuer Play Paul petit à petit… Finalement il est tjrs là !

Je te l’accorde ! En fait, cela dépend de mes productions et je change d’identité en fonction des styles musicaux.

 8)      Où en es-tu de Ryskee ?

Je vais sortir le second maxi de Ryskee en janvier « Horrors of Love ». J’ai travaillé avec Jenny Wilson, une chanteuse suédoise. J’apprécie énormément les voix scandinaves des femmes-enfants. Elles ont un timbre très particulier qui colle parfaitement avec ce que je voulais. Sur le premier Ryskee, c’est Leslie Ming qui était une connaissance de ma petite amie de l’époque. Je nourris une certaine déception pour ce premier titre. « Leave me amor » était un morceau que j’avais dans les cartons depuis un moment et que je considérais comme une arme secrète.  Radio FG a commencé à le jouer et Ministry of Sound s’est intéressé immédiatement pour le signer. Les choses ont malheureusement traîné et j’ai perdu 6 mois avec eux pour ne pas le signer au final. On a quand même réussi à vendre 5000 en digital.

 9)      Est-ce que tu as un regret de cette époque, d’être passé à côté du tube parfait comme certains de tes potes ?

Je ne nourris aucun regret car j’ai toujours choisi de faire la musique  que j’aime et de produire mes propres morceaux. Quand tu te lances, tu peux soit chercher à gagner de l’argent et faire tout pour ça comme David Guetta, soit avoir une approche différente et faire ce que tu aimes. Ca ne m’intéresse pas d’avoir ma gueule coller dans tous les magazines comme cela fut le cas pour Justice. Je m’inscris dans cette perspective de rester discret. Ce goût de se cacher comme mon frère l’a fait avec les Daft Punk, doit être génétique…

En tout cas, me concernant, je produis la musique que j’ai envie de produire. Et je ne m’arrête pas à l’electro. Je me tourne vers le rap, le R’n’B. Le problème reste hélas les maisons de disque. J’avais commencé un projet rap avec un chanteur antillais mais les labels ont refusé le projet car ça n’était pas assez « caillera » pour eux. Pour la petite histoire, j’avais produit un morceau pour Diam’s avant qu’elle ne sorte son « DJ » et sa maison de disque a refusé le track !

 10)  Tu m’as dit un jour devoir faire des remix pour payer tes factures, tu en es toujours là ?

Je corrige, j’ai fait un jour le remix du « If I ever feel better » de Phoenix parce que Romain et moi avions besoin d’argent. Nous n’étions pas franchement content de notre travail. Mais au mastering, ça a tout changé ! Et voilà le morceau est sorti et a cartonné en club. D’ailleurs, tout ce qui a bien fonctionné pour nous était les morceaux dont nous étions les moins satisfaits !

 11)  C’est quoi la vie de Play Paul ?

Je ne sors plus. J’en avais marre de me réveiller le matin avec la gueule de bois ! Je me lève donc tôt et je file bosser. Vicarious Bliss qui est parti aux Pays-Bas enregistrer son album m’a passé son studio et ça fait vraiment du bien car je travaille dans d’excellentes conditions. De plus, plusieurs artistes sont au même endroit comme Chloé donc il y a une vraie stimulation.

 12)  Tu es plutôt un musicien ou un artiste.

Je me sens définitivement comme un musicien même si je ne veux pas me limiter à ça. Je crois que pour être artiste, il faut être névrosé. Prend Serge Gainsbourg, le plus grand artiste français de tous les temps n’était pas le mec le plus serein de la Terre. C’est pour cela que je me considère plus comme un musicien que comme un artiste. Ce ne sont pas les artistes nevrosés qui manquent autour de moi!

Mais j’ai très envie de me lancer dans l’écriture de scénarios, j’aime beaucoup le cinéma.

 13)  L’impact de facebook ?

Facebook est une vitrine importante pour moi. Ca me permet de libérer mon côté réactionnaire contre la dérive de notre société, aliénée par TF1 et Canal+ ! En tout cas, le web a un gros impact sur la musique. On ne vend plus de disques, certes, mais on réussit à toucher beaucoup de personnes en un minimum de temps.

 14)  Tu en es où de tes relations avec les Daft ?

Elles sont excellentes. C’est vrai qu’à la sortie du second album j’ai été très critique car ils y avaient trop de samples. Mais j’ai compris par après que les Daft avaient réussi à se faire plaisir directement sur le deuxième album ce qui arrive plus généralement sur le troisième pour la majorité des groupes. Nous nous sommes réconciliés après la claque qu’ils m’ont mis à Bercy en 2007.

 15)  On ne te saoule pas trop avec eux, avec ton frère ?

Non je ne me plains pas, on ne me parle pas beaucoup d’eux. En fait, on a une relation de frangins et ça s’arrête là. Je ne suis pas dans leur business et je ne sais pas ce qu’ils font. Je suis peut-être même le moins bien placé sur leur sujet ! Je sais juste que pour l’instant, ils sont à LA, ils sont salariés et hébergés par Disney et c’est tout !

 16)  Pourquoi n’avoir jamais rien produit avec ton frère ?

Et bien c’est une bonne question !Quand il rentrera des Etats-Unis, je vais l’inviter à produire de l’Eurodance avec moi. On est tous les deux fans de mecs comme Benny Bennassi !

 17)  Comment tu imagines le Luxembourg ?

Je suis super impatient de m’y rendre car je trouve ce pays très spécial. J’ai appris qu’il y avait une langue particulière. J’aime bien l’accent des luxembourgeois d’ailleurs !

11:32 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : play paul, luxuriant, micro-clubbing, am puff | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

15/11/2010

Play Paul (Kitsuné/Daft Crew) au Am Puff le 26 novembre

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Luxuriant Magazine, L'Agence  is Amazing et Bravinthemix ont le plaisir de vous inviter à al soirée Micro-clubbing le 26 novembre au Am Puff (Luxembourg)! En guest : Play Paul (Kitsuné/Daft Crew), Luxuriant DJ Crew, UGG, Moulinex Bros! free entrance - start 9PM

 

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PLAY PAUL ● ( KITSUNE - DAFT CREW )
http://www.myspace.com/pla ypaul

...Acteur de la scène 1.0, Play Paul à su apporter sa propre vision avec amour à la house filtrée dans ses nombreuses collaborations, We In Music avec Raw Man, Curtis et Benjamin Diamond, Buffalo Bunch avec Raw Man, mais également en tant que Play Paul signant remixes et tracks sur les labels les plus prestigieux de la scène House française de l'époque.
Frère d'un de nos célèbres robots français, Play Paul ne s'est pas arrété en même temps que cette scène, il a su continuer a suprendre et signe son second E.P chez Kitsuné : Tijuana

BRAV IN THE MIX ● ( LUXURIANT DJ CREW )
http://www.bravinthemix.com/

LAURENT, Journaliste, Dj, touche à tout(es). Séducteur, sportif,Laurent parcourt le monde, écume les clubs de Sydney, aux confins du Vegemite, et balance les pépites electro qui lui sont propres. Brav est résolument cool!

UGG ● ( Dixa UglyGorgeous x JMD )
http://www.myspace.com/djdixa

Dans la lignée de SebastiAn ou de Greg Boust, UGG envoie sévèrement le bois. Dj dans des genres aussi variés que: Electro, Oldies, Hip Hop, New Wave, and Rock n’ Roll, le duo vous emmène dans un univers Electriquo-Poétique.,Côté musique, retour derrière les platines pour des soirées événementielles, ou encore en résidence à l’hôtel Murano, au Chacha Club Paris, en passant par des apparitions au Baron au Rio,au Cercle etienne Marcel... Ils peuvent, comme le squash, s'avérer dangereux pour la santé. Epileptiques take care.

MOULINEX BROS ● ( LEGENCO & FFREIPE )
http://www.myspace.com/kustonbeater

Live act & DJ set, Warmup & after show for : Dorfmeister / Vitalic / Miss kittin / Kelpe / Deadelus / Ride / Vive la Fête / Luke Vibert / Depeche Mode / Turzi / Black Devil Disco Club / Elene Alien / Dirty Sound Sysytem / Tsugi Crew... CinéMix Crazy Discographe / Photo Mix portfolio Night... Centre Pompidou Metz Opening / 24h Electro Fest. / Musiques Volantes Metz / Nuit Blanche Metz...

FILS DE VIME ● ( color-me-please.blogspot.com )
http://myspace.com/_vv_

Ce "punk champagne", traine ses guettre dans toutes les soirées, des plus vip aux plus ghetto ... rapper de naissance il est aujourd'hui dj .
Assoifé de nouvelles expériences Fils de Vime est le dernier descendant d'une longue dynastie de fauteurs de trouble . ses sets ensanglantés ont déja fait fremir tous les dancefloors de la cote est ...
Pour résumé FDV en un cocktails commander vous un Black Velvet.

COOL CHRIS ● ( LUXURIANT DJ CREW )

COOL CHRIS, passera du rock au new wave en passant par le hiphop et la rave, sans oublier les plus beaux télé-achats d'allemagne.


▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ INFO ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬

Entrée Gratuite / Free Hugs

AM PUFF BAR

4 - 6 Rue de la Loge
Luxembourg ( Centre )

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NOS PARTENAIRES :
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RADIO ARA: http://www.ara.lu/webradio/radio.htm
LUXURIANT: http://www.luxuriant.lu/
L'AGENCE IS AMAZING: http://www.lagenceisamazing.com/

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19/10/2010

Interview de Kavinsky pour Luxuriant 15

 

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Kavinsky incarne le Gainsbourg de la scène électronique élégante. Sa musique teintée de mélancolie, son allure romanesque, ses ambiances stratosphériques nous ramènent inévitablement au flegme de l’homme à la tête de chou. Profitant de la sortie de son nouveau maxi, nous avons choisi de convier, le vendredi 5 novembre, ce grand monsieur du beat à notre soirée Luxuriant, au cabaret le Splendid, rue du fort Neipperg, à Luxembourg gare. L’entrée sera toujours gratuite. Vos cages à miel exploseront indubitablement sous l’assaut des basses ravageuses. Vos pupilles se dilateront incontestablement devant les strings en strass et les corsages à paillettes. Vous pourrez évidemment vous délecter de l’open bar mais cette nuit là, celui qui boira le plus, s’appellera assurément Kavinsky. Entretien avec l’enfant terrible de la scène électro, pas le plus prolifique mais celui que tout le monde s’arrache. 

 

Tu viens de sortir ton nouvel EP « Nightcall ». Peut-on parler d’un son « Kavinsky » ?

 Il n’existe qu’à partir du moment où cette musique sort de mes machines, de mes veines.  La mélancolie habite toutes mes productions. Je ne peux pas faire de la musique festive comme Brodinsky par exemple.

 Guy-Man des Daft Punk est à la production de ce maxi. Bonne expérience ?

 Nous voulions produire quelque chose de lent, une balade. C’était la première fois que je travaillais dans un gros studio avec des reliques comme le piano de Michel Berger. Ca met un peu mal à l’aise. Au début, nous avons fumé plus de joints que nous n’avons produit d’idées !  

 Pourquoi être parti dans un délire morbide avec ton personnage de zombie?

 Ce n’est pas morbide, plutôt rigolo au contraire ! C’est inspiré des films de Dario Argento avec lesquels je me tapais des barres de rire ! Mon zombie va en boîte, il drague des meufs, il danse. Quand il est déprimé, il retourne sur sa tombe vide, un peu bourré. Il casse aussi la gueule à de vrais zombies car il lui reste un minimum de cerveau ! Il tourne juste au mojito, champagne et vodka, il n’a pas besoin de manger le cerveau des autres pour survivre !

Tu penses que c’est meilleur pour un artiste de véhiculer une image, des dessins, plutôt que de se montrer ?

Oui totalement ! C’est pour cette raison que je refuse de me faire filmer. Je déteste voir ma tête à côté de ma musique.  Je ne peux pas faire comme Moby qui met sa « gueule de pet » sur ses pochettes et qui prétend ensuite que les mecs voyagent à travers sa tronche.

 Aujourd’hui tu aimes ta vie ?

Carrément. Je ne sais pas s’il faut parler de ma vie d’avant mais je ne suis pas un mec qui pétait dans la soie ! Je bossais pour Manpower, je cassais des murs. Je faisais des travaux où je n’étais même pas qualifié. J’ai tout fait comme job : de conseiller clientèle chez SFR, à postier en passant par casseur de mur et fabricant de babyfoot. J’ai fait une bonne cinquantaine de métiers en 4 ou 5 ans.

 T’es fort en babyfoot J?

 J’étais super mauvais ! J’ai donc bossé pour Bonzini, la célèbre marque de babyfoot. J’ai commencé par les monter et me tuer les mains. Dans un atelier, pour les clients les plus riches, tu pouvais faire peindre ton équipe de figurines sur-mesure. Je me suis incrusté car je leur ai dit que je sortais d’une école de graphisme. Les mecs ne m’ont plus lâché ! Je peignais même la calvitie de Zidane !

 Si une Kaviskette existait sur Terre, elle te ressemblerait ?

 Je n’aimerai pas pour elle car elle serait bien laide J! A Berkeley, pour un concert des Daft Punk,  j’ai rencontré une meuf qui s’était complètement « kavinskée » ! Elle avait les cheveux teints en bleu, elle portait le blouson de mon personnage, elle était complètement raccord ! Ca m’a bluffé !

 Tu joues combien de fois par mois ?

Ca dépend, parfois jusqu’à 5 fois. Mais je ne suis pas très pro par rapport au fait de mixer. Je suis un sale gosse, je ne suis pas toujours frais d’un bout à l’autre de mes sets, je me charge trop ! J’ai même fait un coma éthylique sur scène à Moscou J!

 Vous allez produire du son avec SebastiAn ?

Nous avons fait déjà deux morceaux sur mon prochain album et ce ne sont pas les plus mauvais ! C’est un aboutissement qu’il soit dessus car nous avons partagé notre vie pendant 4 ou 5 ans.La date de sortie est prévue pour mars ou avril. J’ai beaucoup de pression !

 Est-ce que parfois tu ne te sens pas décalé par rapport à un public de kids ?

Non pas trop car je ne suis pas vraiment mature dans ma tête à 35ans J! Ca me laisse dans l’insouciance et ça fait du bien dans un milieu souvent limité niveau fun, un milieu peuplé d’artistes qui veulent réussir à tout prix et que je déteste. Je préfère jouer pour des kids de 17ans que pour des mecs de 35ans qui font la gueule au bar!

 Si tu choppais la grosse tête, qu’est-ce que tu aimerais que tes potes te disent pour te calmer ?

Ca a du déjà m’arriver une ou deux fois  parce que je m’étais fait une meuf trop bonne et que je le racontais à tout le monde ! J’ai des gens posés autour de moi qui me foutraient un bon coup de pied au cul, comme Pedro Winter par exemple.

 Est-ce vrai que c’est toi qui a donné le sample à la base du  « Signatune » à DJ Mehdi ?

Exact ! J’ai donné aussi le sample du « Phantom » de Justice. Nous étions réunis sur une date à Londres. J’ai mis en intro « Tenebres » de Gobelin. Xavier de Justice est venu me voir en me demandant quel était le morceau. Il m’a réclamé mon cd à la fin de mon set et une semaine après il l’avait samplé ! Je suis assez fier d’ailleurs !Pour Mehdi, c’est un morceau de Dynasty qui est pour moi le meilleur morceau de funk de tous les temps. Je lui ai fait écouter et il a aimé !

 Ton morceau « Testarossa Autrodrive » est fortement inspiré du remix des Buffalo Bunch du morceau « We don’t care » des Audiobullys. Inspiration ou art du sampling?

C’est un morceau ultra basique composé sur un DX7 sans autre instrument avec un kick et une snare. J’aime être simple. Je n’ai pas les moyens musicaux de faire plus compliqué. J’ai juste fait de la flûte à bec en 4ème mais je n’en ai fait que deux fois car j’oubliais toujours ma flûte ! Mais pour ce morceau, je ne connaissais pas les Buffalo Bunch.

 A propos des Buffalo Bunch, Play Paul dit que tu bois trop. Tu as quelque chose à lui rétorquer ? 

Il dit trop de conneries ! D’ailleurs son boulot, c’est d’écrire des conneries sur Facebook ! Il me fait bien marrer tous les jours en tout cas mais je ne rétorquerais bien !

 

PDF de l'article ici!

 

 

16:20 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (16) | Tags : kavinsky, luxuriant, splendid | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

12/10/2010

Kavinsky le 5 novembre 2010 au Luxembourg - Luxuriant Party

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Luxuriant l'a fait!

Le 5 novembre, tu pourras dire à ta copine que tu vas au Cabaret sans te faire engueuler!

 

vendredi 5 novembre, à 21:00 - 6 novembre, à 06:00

 

Le Cabaret Splendid, Luxembourg

71, rue du Fort Neipperg
LINE-UP
KAVINSKY ● ( RECORD MAKERS )
http://www.myspace.com/kav insky

...Figure emblématique de la scène électronique parisienne des années 2000, Kavinsky s'est rapidement fait remarquer grâce à ses sonorités analogique très typées 80's avec pour point d'orgue le célèbre "Testarossa Autodrive". Artiste de scène avant tout, et malgré un faible nombre de productions personnelles, ses compositions font partie des références actuelles. Il a été remixé à plusieurs reprises par Mr Oizo, Arpanet, A-Trak ou encore SebastiAn. En 2007, il partage la scène avec Klaxons et SebastiAn en première partie de la tournée mondiale de Daft Punk.

THE SHOPPINGS DJ SET
http://www.myspace.com/the shoppings

Pascal MONFORT ● ( TDA/BARON )

A 12 ans, il s’abonne au magazine Vogue Homme.
A 15 ans, il devient punk.
A 16 ans, il monte le groupe de rock le plus fou du Lycée Louis Bertrand.
A 17 ans, il passe le bac et se sent cool parcequ’il écoute Joy Division.
A 25 ans, il devient prof de Sociologie de la mode et se doit d’écouter Boris Vian.
A 26 ans, il vérifie que The Cramps est bien le meilleur groupe du monde.
A 27 ans, il fume avec Boy Georges à la soirée Versace et fete la naissance du IPod dans un train.
A 28 ans, il conseille Nike et édite un mag sur les burgers au son de Morrissey.
A 29 ans, il écoute Run DMC dans la voiture de Michael Jordan pendant son shopping à Paris.
A 30 ans, il forme, The Shoppings avec son ami David.
A 32 ans, il chante au Paris Paris, Maxim’s, Baron, La Maroquinerie, le Showcase, Régine, Crazy Horse, Palais de Tokyo, Baron de Tokyo…
A 33ans, il se remet au skate, à la batterie et à Suicidal Tendencies.
A 34ans, il dispense un cours de « Mode et Musique » à l’Université.
A 35 ans, il devient DJ car ce n’est plus de son âge de s’ennuyer en club

LUXURIANT DJ CREW ● ( Bravinthemix/Cool Chris/Keta )
http://www.bravinthemix.co m/

LAURENT, Journaliste, Dj, touche à tout(es). Séducteur, sportif,Laurent parcourt le monde, écume les clubs de Sydney, aux confins du Vegemite, et balance les pépites electro qui lui sont propres. Brav est résolument cool!
COOL CHRIS, passera du rock au new wave en passant par le hiphop et la rave, sans oublier les plus beaux télé-achats d'allemagne.

& Dixa UglyGorgeous - DJ Doublekick aka Yann Dekik & les danseuses du Splendid.

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Entrée Gratuite / Free Hugs

Le Cabaret Splendid

71, rue du Fort Neipperg
2230 Luxembourg ( Gare )

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NOS PARTENAIRES :
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RADIO ARA: http://www.ara.lu/webradio /radio.htm
LUXURIANT: http://www.luxuriant.lu/
L'AGENCE IS AMAZING: http://www.lagenceisamazing.com/
SPLENDID: http://www.cabaret-splendid.com/
GLAMUSE: http://www.glamuse.com/

 

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05/10/2010

Digitalism - Blitz - Kitsuné Records

 

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“Blitz” is a long awaited single from the electronic astronauts Digitalism, who have created a big bang theory of their own. It’s a synth supernova that explodes through the speakers, bringing with it a euphoric state of consciousness as we too look to the stars and while we may know there are far greater things happening within this moment, all you can do is dance.

It has been an epic journey, one that Digitalism are prepared to share, so strap yourself in and get ready for launch.

Out november 8th including remixes by Harvard Bass, Villa and one more original track !

Download now the “Blitz Trailer

Vive Kitsuné! Retrouvez également le dernier EP de Yelle...

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